La Côte d’Ivoire a lancé, le 17 septembre 2026 à Abidjan, les travaux d’élaboration de sa stratégie nationale sur l’hydrogène vert, un document appelé à définir les usages prioritaires de cette filière, son cadre réglementaire et les conditions de son développement dans le pays.
Le processus, conduit par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, doit notamment évaluer la viabilité des usages de l’hydrogène vert en Côte d’Ivoire. Les travaux devront examiner l’accès à une électricité renouvelable compétitive, la disponibilité de l’eau, les besoins d’investissement, les compétences à développer et les règles nécessaires à l’émergence de la filière.
L’élaboration de la stratégie est soutenue par le Centre ouest-africain de services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL), avec l’appui financier de l’Allemagne. WASCAL et le ministère ivoirien avaient signé un accord de coopération en août 2025 pour préparer ce cadre national.
Les termes de référence publiés par WASCAL prévoient une analyse du potentiel de production, l’identification de sites adaptés, l’étude des débouchés locaux et des possibilités d’exportation, ainsi qu’une évaluation économique et financière. Ils prévoient également une feuille de route avec des objectifs à l’horizon 2030 et 2050.
Le consultant chargé de la mission doit aussi analyser les infrastructures énergétiques, industrielles, portuaires et logistiques existantes, ainsi que les ressources en eau et les besoins en compétences. La version finale de la stratégie est attendue après un processus de consultation et de validation dont la durée de référence est fixée à six mois.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre régional de la CEDEAO sur l’hydrogène vert, qui prévoit l’adoption de politiques et de cadres nationaux favorables à ces technologies. Les documents de WASCAL rappellent également l’objectif ivoirien de porter à 45 % la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à l’horizon 2030.
À ce stade, le lancement annoncé concerne l’élaboration de la stratégie nationale. Il ne correspond ni à l’adoption définitive du document ni à la mise en service d’un projet industriel d’hydrogène vert.
