Le Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS) est entré dans une deuxième phase après six années de réformes touchant notamment l’éducation, la santé, les finances publiques et la justice. Sa coordinatrice, Madeleine Yao, a présenté lundi 21 septembre 2026 à Abidjan les principaux acquis du dispositif, lors des Journées portes ouvertes du Groupe de la Banque mondiale.
Selon l’Agence ivoirienne de presse, le PAGDS a accompagné la digitalisation de l’affectation et du suivi des élèves dans les établissements privés, le déploiement de solutions d’enseignement à distance ainsi que plusieurs outils de gestion scolaire. Dans la santé, le projet a soutenu des dispositifs numériques destinés à mieux suivre le parcours des patients, notamment dans le cadre de la Couverture maladie universelle.
Les réformes ont également concerné les finances publiques. Des solutions de paiement électronique ont été développées pour certains flux entre l’État et les particuliers, tandis que le projet a appuyé la mobilisation des recettes fiscales et douanières. L’AIP, citant des résultats publiés par la Banque mondiale, fait état d’une progression moyenne de 12,4 % des recettes fiscales hors pétrole, gaz et frais d’enregistrement du café-cacao, pour un objectif intermédiaire de 5 %, et de 19,2 % pour les recettes douanières, contre un objectif de 6 %.
Le dispositif reste toutefois partiellement déployé. Madeleine Yao a indiqué, selon KOACI, qu’environ 400 centres de santé sur près de 3 000 avaient été intégrés au système d’information soutenu par le projet. Dans le suivi scolaire, environ 100 établissements sur plus de 2 000 seraient couverts. La deuxième phase doit notamment servir à étendre ces outils et à poursuivre les réformes encore incomplètes.
Le gouvernement ivoirien avait annoncé fin juin l’approbation de cette nouvelle phase par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Il indiquait alors que la première phase, lancée en 2019, avait permis la mise à disposition de 23 outils dans les administrations concernées. Une note officielle publiée le 1er juillet précisait que le financement initial s’élevait à 85 millions de dollars, complété par un financement additionnel de 110 millions de dollars.
La première phase du PAGDS visait à renforcer la mobilisation et la gestion des ressources publiques, améliorer la qualité de certains services de base et accroître la redevabilité. La nouvelle phase doit prolonger ces chantiers dans les mêmes secteurs, avec un accent sur l’extension des dispositifs numériques déjà expérimentés.
