L’Autorité de régulation du transport intérieur (ARTI) a demandé aux plateformes numériques de cesser de proposer des courses en moto-taxi ou en tricycle en Côte d’Ivoire. La mesure vise la mise en relation d’usagers avec des conducteurs pour le transport de personnes au moyen d’engins à deux ou trois roues.
Dans un communiqué publié le 23 septembre 2026, le régulateur affirme que cette activité n’est pas autorisée par la réglementation actuellement en vigueur. Les plateformes doivent donc s’abstenir de la proposer, de la promouvoir, d’inscrire des conducteurs à cette fin ou d’effectuer ces mises en relation.
L’ARTI précise que l’autorisation provisoire d’exercice accordée à certains opérateurs pour douze mois ne constitue pas une permission générale d’étendre leurs services à tous les modes de transport. Chaque autorisation reste limitée aux activités et aux véhicules qu’elle couvre.
Le communiqué avertit que les opérateurs qui ne se conforment pas à ces règles s’exposent aux sanctions prévues pour les transports publics particuliers de personnes. Il appelle également les plateformes à contribuer à la sécurité routière en respectant strictement leur périmètre d’activité.
Cette décision ne constitue pas, dans sa formulation, une interdiction générale de la circulation des motos ou des tricycles. Elle cible l’intermédiation numérique entre passagers et conducteurs pour des prestations payantes de transport de personnes, distinction également relevée dans le compte rendu publié par YOP L-FRII.
Le décret ivoirien n° 2021-860 du 15 décembre 2021 encadre les transports publics particuliers de personnes et les réseaux numériques de réservation. Son article 4 prévoit que les déplacements organisés par un professionnel de mise en relation doivent être effectués avec des véhicules automobiles comptant au maximum huit places en plus de celle du conducteur.
