La Côte d’Ivoire poursuit le déploiement de la signature électronique dans l’administration publique, avec l’enrôlement le 15 septembre du maire de Marcory et de son secrétaire général, puis la remise le 17 septembre des dispositifs de signature aux responsables du ministère du Commerce. Le dispositif vise à réduire les délais de traitement et à sécuriser la validation des actes administratifs.
À Marcory, la Direction de la modernisation de l’organisation administrative (DMOA) a enrôlé le maire Aby Raoul et le secrétaire général de la mairie, Léon Gbétry Kouassi. Les deux responsables sont appelés à intervenir dans le circuit de traitement et de signature électronique des documents administratifs, selon le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration.
Deux jours plus tard, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a reçu les kits et dispositifs destinés à ses responsables. Le ministre Ibrahim Kalil Konaté, déjà enrôlé avec plusieurs membres de son cabinet, a reçu son certificat de signature électronique. Le premier déploiement opérationnel doit concerner le Guichet unique du commerce intérieur et de l’industrie.
Le ministère du Commerce indique que la signature électronique doit permettre d’accélérer la circulation et la validation des dossiers, tout en assurant l’identité du signataire, l’intégrité des documents et leur traçabilité. Le dispositif s’appuie sur le cadre juridique ivoirien applicable aux actes électroniques et sur les infrastructures nationales de confiance numérique.
Avant ces nouvelles étapes, la signature électronique avait déjà été déployée au ministère de la Fonction publique, à la Direction générale des Impôts ainsi que dans les ministères de la Construction et des Mines. Son extension aux collectivités territoriales passe notamment par l’enrôlement progressif des maires et des responsables administratifs locaux.
Le gouvernement ivoirien a fixé pour objectif une administration « zéro papier » à l’horizon 2030. La dématérialisation inclut notamment les procédures administratives, l’archivage numérique, les e-démarches et la généralisation progressive de la signature électronique dans les services publics.
