Le groupe Dorado prévoit d’ouvrir en 2027 à Yamoussoukro une usine capable de transformer 50 000 tonnes de noix de cajou brutes par an, un projet industriel évalué à 18 millions de dollars.
La société confirme sur son site officiel que le site de Yamoussoukro doit entrer en activité pour la campagne d’approvisionnement 2027. Il s’agira de sa deuxième implantation en Côte d’Ivoire, après ses installations de Toumodi.
Le financement n’est toutefois pas encore entièrement bouclé. Dorado FZCO négocie un prêt de 15 millions de dollars auprès de la Société financière internationale, selon des informations publiées le 23 septembre par La Tribune Afrique, sur la base du dossier examiné par la SFI. Les trois millions de dollars restants doivent provenir des actionnaires du groupe.
Le projet est porté par Bluejay Nuts, filiale ivoirienne de Dorado. L’unité doit comprendre un entrepôt de 30 000 tonnes, une chaudière, une station d’épuration et une installation solaire de 2,5 mégawatts en toiture.
La nouvelle usine ferait passer à au moins 170 000 tonnes la capacité annuelle de transformation de Dorado en Côte d’Ivoire. Ses deux unités de Toumodi disposent actuellement d’une capacité cumulée de 120 000 tonnes par an.
Le groupe prévoit également de valoriser les coques de cajou produites à Yamoussoukro. Elles doivent alimenter à Toumodi une unité de fabrication de liquide de coque de noix de cajou, utilisé notamment dans les résines, les peintures et certains matériaux de friction.
Cette extension intervient alors que la Côte d’Ivoire cherche à transformer une part croissante de sa production d’anacarde sur place. D’après les données reprises dans le dossier, les unités ivoiriennes ont traité environ 660 000 tonnes de noix brutes en 2025, soit près de 43 % de la production nationale.
