La Côte d’Ivoire a défendu, les 21 et 22 septembre 2026 à New York, un financement de l’intelligence artificielle dans l’éducation lié à des résultats d’apprentissage vérifiables, à une gestion prudente des risques et à la protection des données des enfants.
Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a présenté cette position lors de deux rencontres de haut niveau organisées par l’UNICEF. La première accompagnait le lancement du Learn AI Global Compact, une initiative qui associe gouvernements, acteurs technologiques, enseignants et bailleurs autour d’une intelligence artificielle responsable au service des apprentissages.
Selon le ministère ivoirien du Plan, la durée des emprunts devrait rester cohérente avec celle des investissements financés. Abidjan a également insisté sur la responsabilité des États et des enseignants dans les choix pédagogiques, ainsi que sur la nécessité de préserver les données personnelles des élèves.
Le Plan national de développement 2026-2030 prévoit un recours accru au numérique et à l’intelligence artificielle dans l’éducation et la formation. Le gouvernement se dit prêt à poursuivre les travaux avec l’UNICEF sur des indicateurs d’apprentissage vérifiables et sur un mécanisme de garantie adapté. La stratégie éducative 2026 de l’UNICEF présente précisément ce pacte comme un outil de financement orienté vers les résultats d’apprentissage.
Lors de la seconde rencontre, consacrée à la dette, au développement et aux générations futures, le ministre a soutenu que l’effet de l’endettement sur les populations dépend de l’utilisation des fonds, de leur structure et de leur coût. Le ministère attribue à l’UNICEF l’estimation selon laquelle près de 400 millions d’enfants vivent dans des pays où le poids de la dette augmente plus vite que les investissements dans la santé, l’éducation et la nutrition.





