Le ministère ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget a ouvert jeudi 17 septembre 2026 à Abidjan une concertation avec les acteurs du secteur financier pour améliorer la qualité et l’exhaustivité des données alimentant le Bureau d’information sur le crédit de l’UEMOA (BIC-UEMOA).
La rencontre, organisée en collaboration avec Creditinfo West Africa et avec la participation de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), doit permettre d’identifier les difficultés rencontrées dans l’alimentation du dispositif et de dégager des solutions pour rendre les informations de crédit plus fiables et mieux actualisées.
Selon Fraternité Matin, les insuffisances relevées concernent notamment la transmission et la mise à jour des données fournies par les banques, les systèmes financiers décentralisés et les grands facturiers. Des informations incomplètes ou transmises hors délai peuvent réduire la pertinence des rapports consultés par les établissements lors de l’évaluation d’un dossier de crédit.
Le BIC-UEMOA met à la disposition des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés des rapports de solvabilité et d’autres outils d’aide à l’évaluation du risque. Creditinfo West Africa indique que ces services s’appuient notamment sur l’historique de crédit déclaré et peuvent être complétés par des modèles de scoring et des outils de détection d’anomalies ou de fraude.
À l’ouverture des travaux, le chef de cabinet du ministère, Gondo Diomandé, a appelé les acteurs à renforcer la qualité des informations transmises. Le directeur général de Creditinfo West Africa, Sidy Igoumo Kounta, a également insisté sur la responsabilité des fournisseurs de données, tandis que Danielle Aka, représentante de la BCEAO, a plaidé pour une participation active des établissements financiers.
Creditinfo West Africa avait annoncé dès le 27 août la tenue de cette consultation au Plateau, avec pour objectif de confronter les difficultés du terrain et de construire des réponses communes sur la qualité des données de crédit.
Les propositions issues des échanges doivent alimenter une feuille de route nationale destinée à améliorer le partage d’informations et la fiabilité du dispositif BIC-UEMOA en Côte d’Ivoire.
