Abidjan accueille du 24 au 26 septembre 2026 la première édition d’Africa Space Expo (ASPEX), un rendez-vous consacré aux technologies satellitaires et à leurs applications économiques. L’événement, organisé au Parc des Expositions, doit mettre en relation agences publiques, industriels, investisseurs, chercheurs et jeunes entreprises.
ASPEX est une initiative conjointe de l’Union africaine et du gouvernement ivoirien, mise en œuvre par l’Agence spatiale africaine et l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire, selon le site officiel de l’événement. Les organisateurs annoncent plus de 10 000 participants attendus et plus de 100 stands, des chiffres présentés comme des objectifs de fréquentation et non comme un bilan déjà établi.
La présence américaine constitue l’un des axes de cette première édition. L’Office of Space Commerce des États-Unis indique que l’ambassade américaine à Abidjan accueille pendant le salon une table ronde consacrée à l’industrie spatiale entre les États-Unis et l’Afrique. L’administration américaine avait invité en août les entreprises et organisations du secteur à manifester leur intérêt pour cette rencontre.
Le programme comprend également des rencontres d’affaires entre acteurs africains et européens, des ateliers de montage de projets, des présentations de solutions, des séances de financement pour les start-up ainsi qu’un hackathon destiné aux talents ivoiriens. Un volet baptisé « SpatiELLES » doit mettre l’accent sur la place des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques du secteur.
L’Agence spatiale africaine présente le salon comme une plateforme tournée vers les usages concrets du spatial. Les domaines visés vont des télécommunications à l’observation de la Terre, en passant par l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, la prévention des catastrophes et la sécurité.
Lors du lancement du projet en mai, les promoteurs avaient évalué le marché spatial africain à près de 30 milliards de dollars et affiché l’ambition de positionner Abidjan comme un pôle continental. Cette estimation, relayée par Abidjan.net, porte sur un potentiel de marché et ne correspond pas à des investissements déjà conclus en Côte d’Ivoire.
