L’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) a recensé 11 849 produits et 1 140 établissements à l’issue de sa campagne nationale de déclaration des autres produits de santé, dont 2 639 produits classés à risque élevé. Les résultats ont été présentés mercredi 16 septembre 2026 à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan.
La campagne, conduite d’octobre 2024 à décembre 2025, concernait notamment les produits cosmétiques, les compléments alimentaires et les médicaments à base de plantes. Selon les résultats détaillés rapportés par Fraternité Matin, 5 886 produits ont été classés à risque moyen, 3 044 à risque faible et 280 hors catégorie.
Parmi les 2 639 produits classés à risque élevé, 1 969 sont des produits éclaircissants et 279 des produits présentés comme destinés à augmenter le volume des fessiers. L’AIRP veut utiliser cette cartographie pour mieux cibler les contrôles et identifier les produits susceptibles de présenter des problèmes de qualité ou de conformité.
L’autorité a rappelé qu’une déclaration ne vaut pas homologation. Dans une communication officielle précédant la restitution, l’AIRP a précisé que les opérateurs concernés doivent encore suivre le processus de mise en conformité réglementaire nécessaire à l’homologation et à la commercialisation des produits sur le marché ivoirien.
Le directeur général de l’AIRP, Dr Assane Coulibaly, a également alerté sur la promotion de produits de santé sur les réseaux sociaux. Selon l’AIP, il a rappelé que les publicités comportant des allégations thérapeutiques ou sanitaires sont soumises à une autorisation préalable et que leur diffusion sans l’agrément requis peut entraîner des sanctions.
Après cette phase de déclaration, l’AIRP prévoit de poursuivre l’identification des acteurs et des produits, de notifier officiellement les références présentant des problèmes de qualité et, lorsque cela est requis, de confirmer leur interdiction et leur retrait du marché.
