L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo en République démocratique du Congo a atteint 7 258 cas confirmés et 3 510 décès dans sept provinces, selon des données gouvernementales publiées mardi 15 septembre et rapportées par Reuters. Malgré des signes d’amélioration dans certaines zones, l’Organisation mondiale de la Santé estime qu’il est trop tôt pour considérer que le pic de l’épidémie est dépassé.
Le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, a fait état d’un ralentissement progressif de la transmission. Le nombre quotidien de nouveaux cas est passé d’environ 120 au pic de la mi-août à près de 80, tandis que dix des 62 zones de santé touchées n’avaient enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 22 jours, selon les chiffres communiqués aux Nations unies.
Ces indicateurs ne signifient toutefois pas que l’épidémie est terminée. Olivier le Polain, responsable de l’épidémiologie au Programme OMS de gestion des urgences sanitaires, a jugé mardi prématuré d’affirmer que le pic avait été franchi. Les équipes de riposte estiment que plusieurs mois d’efforts pourraient encore être nécessaires.
La situation reste particulièrement préoccupante au Nord-Kivu, où les cas continuent d’augmenter dans un contexte d’insécurité et de forte mobilité des populations. La province comptait 1 269 cas confirmés, dont 555 signalés au cours des 21 jours précédant le 12 septembre, d’après les données citées par Reuters.
L’OMS recensait au 7 septembre 6 757 cas confirmés et 3 267 décès en RDC, soit un taux de létalité brut de 48,3 %. L’écart avec le bilan gouvernemental plus récent reflète la poursuite des notifications au cours de la semaine suivante. Le ministère congolais de la Santé maintient l’épidémie d’Ebola/Bundibugyo parmi les urgences sanitaires actives faisant l’objet d’une surveillance épidémiologique.
Déclarée en mai 2026, l’épidémie est causée par le virus Bundibugyo. L’OMS indique qu’il n’existe pas à ce jour de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé contre cette espèce du virus Ebola, même si des candidats vaccins et traitements font l’objet d’essais. Le ministère congolais de la Santé a notamment annoncé en juillet le lancement de l’essai clinique PARTNERS sur deux traitements expérimentaux.
Avec plus de 3 500 décès, cette flambée est la deuxième plus meurtrière épidémie d’Ebola recensée, derrière celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, selon Reuters.
