Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Braman Oumar Koné, a rejeté mercredi 16 septembre 2026 les accusations de « séquestration » formulées par la défense de Justin Koné Katinan et a soutenu que le vice-président du PPA-CI avait été régulièrement convoqué avant son placement sous mandat de dépôt.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au tribunal d’Abidjan-Plateau, le chef du parquet a affirmé que le délai de garde à vue avait été respecté et que les avocats de Justin Koné Katinan avaient été présents au cours des procédures. Ces déclarations exposent la position du parquet et ne constituent pas une décision juridictionnelle sur les contestations soulevées par la défense.
Braman Oumar Koné a également précisé que le responsable du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire n’avait pas été déféré uniquement sur la base de la plainte déposée par le RHDP. Selon lui, alors que Justin Koné Katinan se trouvait déjà dans les locaux de la police judiciaire, les enquêteurs ont reçu instruction de l’entendre sur des faits présumés liés aux troubles survenus pendant la période électorale d’octobre 2025.
Justin Koné Katinan a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre après l’ouverture d’une information judiciaire portant sur plusieurs infractions présumées, dont des faits qualifiés par le parquet d’actes terroristes, de complot contre l’autorité de l’État et de participation à un mouvement insurrectionnel. Ces chefs d’accusation restent soumis à l’instruction et ne préjugent pas de sa culpabilité.
La défense a aussi invoqué son statut d’ancien membre du gouvernement formé par Gilbert Aké N’Gbo en 2010 pour contester la procédure suivie. Le procureur a rejeté cet argument et soutient que la procédure particulière réclamée par les avocats ne s’applique pas au responsable du PPA-CI. Cette appréciation juridique est contestée par la défense.
Le parquet distingue par ailleurs cette procédure de la plainte du RHDP visant des déclarations de Justin Koné Katinan sur l’orpaillage clandestin. Dans ce premier dossier, le responsable politique est notamment visé par des accusations de diffamation et de diffusion de fausses informations, tandis que son placement sous mandat de dépôt est rattaché par le procureur à l’enquête sur les événements de la période électorale de 2025.
