Le mécanisme régional de suivi des transports inter-États sur le corridor Abidjan-Lagos franchit une nouvelle étape. Une mission menée les 17 et 18 septembre 2026 à Lomé puis à Cotonou a réuni des acteurs des comités nationaux de pilotage de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Bénin afin de préparer le déploiement opérationnel du dispositif destiné à fluidifier la circulation des personnes, des véhicules et des marchandises dans l’espace CEDEAO.
La mission était conduite par Koné Vaffi, président de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest. À Lomé, les travaux se sont tenus au ministère togolais de l’Économie et des Finances, sous la présidence d’Éléonore Adjoavi Sotongbé, présentée comme point focal du mécanisme régional de la CEDEAO. Diomandé Moussa, du ministère ivoirien chargé de l’Intégration, y a exposé le dispositif mis en place en Côte d’Ivoire.
La délégation s’est ensuite rendue au poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké, à la frontière entre le Bénin et le Nigeria. Les échanges ont porté sur les procédures de suivi des transports inter-États, les obstacles rencontrés aux frontières et les moyens de réduire les délais ainsi que les coûts informels signalés par les transporteurs.
Selon Koné Vaffi, le trajet entre Abidjan et Cotonou peut désormais être effectué en une journée, contre trois à quatre jours auparavant lorsque le mécanisme n’est pas appliqué. Cette estimation est avancée par le responsable de la CSCRAO dans le cadre de la mission et n’est pas présentée comme une statistique officielle de la CEDEAO.
Le dispositif est préparé depuis plusieurs mois. La CSCRAO indique que des procédures opérationnelles standard avaient été validées à Lomé les 1er et 2 octobre 2025 pour la mise en œuvre du mécanisme régional de suivi de la libre circulation des véhicules de transport. Un bulletin du gouvernement ivoirien publié en 2025 faisait également état de missions de sensibilisation menées avec les forces de sécurité et les services concernés pour rendre le mécanisme effectif.
Le 17 septembre 2026, l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos a parallèlement réuni des acteurs régionaux autour de solutions destinées à améliorer la visibilité des flux, la transparence et la fluidité du transport routier. Cette démarche concerne les cinq pays du corridor, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria.
Ce chantier de facilitation accompagne le projet d’autoroute supranationale Abidjan-Lagos. La CEDEAO et la Banque africaine de développement ont indiqué en mai 2026 que les études économiques et techniques de la route à six voies, longue de 1 028 kilomètres, étaient achevées et que le projet était entré dans sa phase d’investissement, avec des discussions engagées sur le financement de la construction, de l’exploitation et de la maintenance.
