Des pluies inférieures à la moyenne ont été relevées la semaine dernière dans plusieurs grandes zones de production de cacao en Côte d’Ivoire, une situation qui inquiète des planteurs pour le développement des cabosses destinées à être récoltées l’année prochaine. Des producteurs interrogés lundi 21 septembre par Reuters signalent notamment un déficit d’humidité à Soubré, Agboville, Abengourou, Divo, Daloa, Bongouanou et Yamoussoukro.
Les inquiétudes portent à la fois sur les petites cabosses en formation et sur la qualité des fèves déjà récoltées. Selon les témoignages recueillis, certaines jeunes cabosses tombent des arbres faute d’humidité suffisante, tandis que le temps couvert complique par endroits le séchage des fèves.
À Soubré, dans l’ouest du pays, Reuters rapporte qu’aucune pluie n’est tombée la semaine dernière. Des conditions similaires ont été signalées à Divo, tandis que les précipitations ont été nettement inférieures à la moyenne à Agboville et Abengourou. Près de Daloa, 3,6 millimètres de pluie ont été enregistrés sur la semaine, soit 26,1 millimètres de moins que la moyenne, avant le retour de bonnes pluies lundi matin.
Les planteurs interrogés prévoient une accélération de la récolte à partir de la semaine prochaine et jusqu’en décembre. Certains estiment qu’une poursuite du temps sec jusqu’à la mi-octobre pourrait écourter la récolte principale dans plusieurs zones, une appréciation qui reste à ce stade celle des producteurs et non une nouvelle prévision officielle de production.
La Côte d’Ivoire a modifié en 2026 le calendrier de commercialisation du cacao. La grande campagne s’étend désormais du 1er septembre au 28 février, selon le Conseil du Café-Cacao et le gouvernement, contre un démarrage traditionnellement fixé au 1er octobre les années précédentes.
Le pays se trouve encore dans sa saison des pluies, qui court généralement d’avril à la mi-novembre. Reuters indique que les températures hebdomadaires observées dans les zones suivies ont varié de 25,6 à 29,7 degrés Celsius. Les producteurs de Bongouanou et de Yamoussoukro ont eux aussi indiqué avoir besoin de davantage de pluie pour soutenir les cabosses alors que la récolte s’intensifie.
