La Côte d’Ivoire a appelé jeudi 24 septembre 2026 à New York à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU garantissant une représentation permanente de l’Afrique. Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a porté cette demande devant le débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies.
Représentant le président Alassane Ouattara, Tiémoko Meyliet Koné a plaidé pour des institutions internationales « plus représentatives, plus inclusives » et mieux adaptées aux enjeux actuels. Selon le compte rendu de son intervention, il souhaite une « réforme ambitieuse » de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le vice-président a inscrit cet appel dans un contexte de recul du multilatéralisme et de tensions internationales. Il a notamment demandé de renforcer la prévention des conflits et de traiter leurs causes en amont, citant la pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes et les différentes formes de marginalisation.
Tiémoko Meyliet Koné a également défendu une réforme de l’architecture financière internationale. Il a jugé insuffisants les progrès vers les objectifs de développement durable, alors que les besoins de financement des pays africains restent considérables.
La Primature ivoirienne a confirmé que le vice-président avait présenté la vision de la Côte d’Ivoire devant l’Assemblée générale. Le même jour, il a rencontré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour des échanges portant notamment sur les réformes internationales, la paix, la sécurité et le développement durable, selon le porte-parole de l’ONU.
Le Conseil de sécurité compte quinze membres, dont cinq permanents disposant d’un droit de veto. Aucun pays africain ne siège actuellement parmi ces membres permanents.
