La Côte d’Ivoire et l’Italie ont mis en avant jeudi 15 octobre 2026 à Abidjan une enveloppe de 639 millions d’euros, soit environ 420 milliards de FCFA, destinée à soutenir des projets de développement dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique. Le montant a été annoncé par la ministre d’État Nialé Kaba lors du premier Forum sur les investissements italiens en Côte d’Ivoire.
Les financements doivent accompagner des projets dans l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, l’eau et les infrastructures. Les autorités ivoiriennes veulent les aligner sur les priorités du Plan national de développement 2026-2030, qui sert de cadre aux investissements publics et aux partenariats avec le secteur privé.
Le forum a été organisé par TEHA Group en collaboration avec l’Ambassade de Côte d’Ivoire en Italie. Nialé Kaba a présidé son ouverture au nom du Premier ministre Robert Beugré Mambé, en présence notamment des ministres chargés de l’Agriculture et du Commerce ainsi que de représentants d’entreprises et d’institutions financières.
Après les travaux, Robert Beugré Mambé a reçu une délégation conduite par l’ambassadrice d’Italie Roberta Di Lecce. La diplomate a indiqué que les échanges visaient à rapprocher les priorités ivoiriennes des ressources italiennes afin de faire émerger des investissements concrets.
L’enveloppe de 639 millions d’euros n’est pas une décision prise pendant le seul forum. La présidence ivoirienne avait annoncé en mars 2026 son approbation par le gouvernement italien, après le deuxième sommet Italie-Afrique organisé le 13 février. La rencontre d’Abidjan a donc surtout servi à préciser les secteurs d’intervention et à mettre en relation les acteurs économiques.
La banque publique italienne Cassa Depositi e Prestiti dispose désormais d’un bureau à Abidjan pour soutenir le secteur privé, la sécurité alimentaire et les infrastructures. Elle participe déjà au cofinancement d’une agropole dans le nord du pays, tandis que d’autres pistes ont été examinées dans le domaine du climat.
Le ministère ivoirien de l’Agriculture estime que le secteur représente environ 20 pour cent du produit intérieur brut, 40 pour cent des recettes d’exportation et la moitié des emplois. Il a identifié comme principaux freins le stockage, la logistique, la transformation locale, l’accès au financement et l’accès aux marchés, et prévoit neuf agropoles intégrés pour relier les bassins de production aux unités de transformation.
La délégation italienne a demandé l’appui du chef du gouvernement pour convertir les échanges du forum en projets.





