Aller au contenu
dimanche 25 octobre 2026
Politique · Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, la nationalité d’Alassane Ouattara remise en cause devant le Conseil constitutionnel

WhatsApp
Le président ivoirien, Alassane Ouattara
Le président ivoirien, Alassane Ouattara

La nationalité ivoirienne du président Alassane Ouattara fait l’objet d’une nouvelle contestation devant le Conseil constitutionnel. Dr Ousmane Camara, président du mouvement Alternative Nouvelle Génération, a déposé une requête accusant le chef de l’État de jouir frauduleusement de la nationalité ivoirienne, arguant qu’il n’aurait pas renoncé à une supposée nationalité burkinabè antérieure.

L’argument principal du requérant repose sur un communiqué du Fonds Monétaire International (FMI) datant de 1984 (N°84/35 du 1er novembre 1984). Selon Ousmane Camara, ce communiqué mentionnait une nationalité burkinabè de M. Ouattara, et aucune preuve publique de renonciation à cette nationalité n’aurait été fournie depuis 1985, année à partir de laquelle il aurait commencé à jouir de la nationalité ivoirienne.

Dr Camara affirme que jusqu’en 1984, Alassane Ouattara était « noté et marqué comme étant de nationalité burkinabè » dans sa carrière et au sein des institutions qu’il a fréquentées. Il s’interroge sur le moment où le président aurait acquis la nationalité burkinabè et quand il y aurait renoncé pour devenir exclusivement Ivoirien, malgré le fait qu’il soit né à Dimbokro de parents ivoiriens.

Double nationalité et égalité devant la loi

Pour Ousmane Camara, l’absence de preuve de renonciation à la nationalité burkinabè pourrait signifier qu’Alassane Ouattara bénéficierait encore d’une double nationalité. Une situation qui, selon lui, serait « incompatible avec l’article 55 de la Constitution actuelle » ivoirienne.

Le président d’Alternative Nouvelle Génération appelle le Conseil constitutionnel à appliquer la loi de manière équitable, en faisant un parallèle avec le cas de Tidjane Thiam, qui a été écarté d’un processus électoral en raison d’une double nationalité.

« Tous les Ivoiriens sont égaux devant la loi, » a déclaré Ousmane Camara, s’interrogeant sur une possible « exception » pour le président Ouattara. La décision du Conseil constitutionnel est désormais attendue.


Romuald ANGORA

Les articles publiés sous la signature Romuald ANGORA sur BeNews portent notamment sur la politique, la société et la diplomatie.

Tous ses articles