Le Parti communiste français (PCF) a demandé, jeudi 17 septembre 2026, la libération de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), placé sous mandat de dépôt à Abidjan depuis le 11 septembre. Dans une déclaration publiée sur son site, le parti français a également appelé le gouvernement français et l’Union européenne à intervenir en faveur du respect des libertés publiques en Côte d’Ivoire.
Le PCF dit exprimer sa solidarité avec Justin Koné Katinan, sa famille, ses avocats et le PPA-CI. Il réclame l’abandon de ce qu’il qualifie de poursuites politiques et demande le respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et de l’indépendance de la justice. La qualification de « détenus politiques » utilisée dans son communiqué relève de la position du parti français et ne constitue pas une qualification judiciaire.
Justin Koné Katinan est détenu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan. Selon le communiqué du procureur de la République du 11 septembre, relayé par plusieurs médias ivoiriens, il est notamment poursuivi pour des faits présumés d’actes terroristes, d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’atteinte à l’ordre public. Ces poursuites sont des accusations judiciaires à ce stade et ne préjugent pas de sa culpabilité.
Une procédure distincte concerne une plainte déposée le 7 septembre par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pour diffamation, injure par le biais d’un système d’information et diffusion de nouvelles fausses, après des déclarations de Justin Koné Katinan sur l’orpaillage clandestin. Le parquet a indiqué que le procès-verbal de cette enquête devait être transmis en vue de la saisine du Tribunal correctionnel. Séparément, les enquêteurs ont été chargés de l’entendre sur sa participation présumée aux troubles de la période électorale de 2025, procédure qui a conduit à son déferrement devant la juridiction antiterroriste. Le procureur a ensuite précisé que son placement en détention n’était pas fondé sur la plainte du RHDP.
Le PPA-CI conteste les poursuites et réclame la libération de son vice-président. La prise de position du PCF, publiée le 17 septembre, a été relayée le lendemain par KOACI et relevée dans la revue de presse de l’Agence ivoirienne de presse, qui l’a présentée comme l’un des développements politiques autour de la détention de Justin Koné Katinan.
