La Côte d’Ivoire et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) veulent renforcer leur coopération sur la mécanisation, les semences plus résistantes, l’aquaculture et l’usage des engrais, après un entretien tenu le 16 septembre à Rome entre le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, et le directeur général de la FAO, Qu Dongyu.
Selon le compte rendu publié par la FAO, Bernard Kini Comoé a présenté la sécurité alimentaire comme l’une des priorités du gouvernement ivoirien, tout en citant les maladies végétales, le changement climatique et les déséquilibres écologiques parmi les contraintes qui pèsent sur la production.
Le ministre a insisté sur la mécanisation, la recherche agronomique et l’amélioration des semences afin d’accroître les rendements et de développer des variétés plus résilientes. La FAO a, de son côté, identifié comme pistes d’appui les variétés céréalières améliorées, l’aquaculture, la mécanisation et un meilleur usage des engrais.
L’organisation a également encouragé le recours à la coopération Sud-Sud, notamment avec des pays asiatiques, pour mobiliser des savoir-faire sur des cultures comme le maïs et le manioc.
L’Agence ivoirienne de presse (AIP) indique que les échanges ont aussi porté sur la professionnalisation des filières vivrières, l’adaptation des systèmes de production au climat et la lutte contre les maladies du manioc. D’autres discussions avec les équipes techniques de la FAO ont concerné le sorgho, le fonio, l’igname et la pomme de terre.
La FAO et la Côte d’Ivoire ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration. Selon Abidjan Économie, la délégation ivoirienne dit avoir obtenu l’assurance que le bureau de la FAO à Abidjan serait mobilisé pour un appui technique portant notamment sur la maîtrise de l’eau, la mécanisation et l’accès des producteurs aux marchés.
