Eni a finalisé la cession de 10 % du projet pétrolier et gazier offshore Baleine, en Côte d’Ivoire, à la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR, après l’obtention des autorisations requises et la réalisation des conditions prévues pour l’opération, a annoncé SOCAR mercredi 16 septembre.
À l’issue de la transaction, Eni conserve 37,25 % du projet et reste l’opérateur. Vitol détient 30 %, la société ivoirienne Petroci 22,75 % et SOCAR 10 %. L’entrée de la compagnie azerbaïdjanaise au capital marque sa première participation dans un projet amont pétrolier et gazier en Afrique.
La cession avait été annoncée par Eni le 22 janvier 2026 dans le cadre d’un accord contraignant avec SOCAR. Le groupe italien précisait alors que la finalisation restait soumise aux approbations réglementaires et aux conditions habituelles de clôture. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public dans les annonces consultées.
Baleine, découvert en 2021 au large de la Côte d’Ivoire et mis en production en 2023, constitue le principal développement offshore opéré par Eni dans le pays. Les phases 1 et 2 produisent plus de 62 000 barils de pétrole par jour et plus de 75 millions de pieds cubes de gaz par jour, selon les données communiquées par Eni en janvier.
En mai 2026, Eni, Petroci et Vitol ont approuvé la décision finale d’investissement pour la phase 3 de Baleine. Cette étape doit porter à terme la production à 150 000 barils de pétrole et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour, selon Eni et le ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.
Le gaz associé produit par Baleine est acheminé vers le marché ivoirien pour alimenter la production d’électricité. Eni présente le projet comme un actif central de son dispositif énergétique en Côte d’Ivoire, où le groupe est présent depuis 2015.
