L’Accord international sur le cacao de 2026 entrera définitivement en vigueur le 1er octobre 2026, après l’adoption d’une résolution par le Conseil de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) le 15 septembre à Abidjan. La décision a été prise pendant la 114e session ordinaire du Conseil, organisée du 14 au 18 septembre au siège de l’organisation.
Le Conseil s’est appuyé sur l’article 58, paragraphe 3, du nouvel accord. Cette disposition prévoit que, lorsque les seuils ordinaires de ratification ou d’application provisoire n’ont pas été atteints dans les délais, les gouvernements ayant déjà déposé les instruments requis ou notifié une application provisoire peuvent décider de mettre le texte en vigueur entre eux, à la date qu’ils déterminent.
Adopté le 13 février 2026 à Genève lors d’une conférence des Nations unies organisée sous les auspices de la CNUCED, l’accord doit succéder à l’Accord international sur le cacao de 2010, prolongé jusqu’au 30 septembre 2026. Le texte de 2026 fixe un nouveau cadre de coopération entre pays producteurs et pays consommateurs.
Parmi ses objectifs figurent l’amélioration du revenu des producteurs, la recherche de prix procurant des rendements économiques plus équitables, la durabilité économique, sociale et environnementale de la filière, une meilleure transparence du marché ainsi que l’encouragement de la transformation du cacao dans les pays d’origine. Le texte n’instaure pas, à lui seul, un prix minimum mondial du cacao.
La Côte d’Ivoire occupe une place centrale dans ce dispositif. Le siège de l’ICCO est installé à Abidjan et l’annexe A de l’accord lui attribue 46,28 % des exportations de référence calculées sur la moyenne des campagnes 2021-2022 à 2023-2024, devant le Ghana avec 15,05 %. Ces données servent notamment au calcul des seuils prévus pour l’entrée en vigueur de l’accord.
La décision du 15 septembre intervient alors que la 114e session du Conseil international du cacao se poursuit à Abidjan jusqu’au 18 septembre, avec des travaux consacrés à la gouvernance et au fonctionnement du nouvel accord.
