La Côte d’Ivoire veut porter la contribution de l’économie numérique à 15 % du produit intérieur brut d’ici 2030, contre une estimation actuelle comprise entre 6 % et 8 %. Pour soutenir cet objectif, le gouvernement a présenté au secteur privé une feuille de route de 40 projets structurants, mardi 15 septembre à Abidjan.
Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a détaillé cette feuille de route lors de la deuxième session des rencontres « Focus PND », organisée à la Maison de l’Entreprise par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). La rencontre vise à associer davantage les entreprises à la mise en œuvre du Plan national de développement 2026-2030.
Selon le ministère et l’Agence ivoirienne de presse, les 40 projets sont répartis autour de sept piliers : l’extension de la connectivité et de l’accès à internet, la transformation numérique de l’administration, le développement de l’innovation technologique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la confiance numérique, le renforcement des compétences numériques et la relance du commerce électronique.
Sur les services publics, le gouvernement prévoit notamment de renforcer l’interopérabilité des plateformes et les registres de référence autour d’une identité numérique. La couverture des zones habitées, l’accès aux équipements et l’intégration de technologies satellitaires figurent aussi parmi les pistes évoquées pour élargir l’accès au numérique.
Djibril Ouattara a présenté le secteur privé comme un partenaire attendu pour le financement, les partenariats et la réalisation de ces projets. Le ministère indique vouloir faire émerger des entreprises ivoiriennes capables de porter une partie de la transformation numérique, tandis que l’État entend agir sur les conditions réglementaires, institutionnelles et infrastructurelles.
La CGECI a, de son côté, demandé davantage de visibilité sur la maturité des projets, leurs mécanismes de financement, les partenariats public-privé envisagés et les calendriers d’exécution. Ces éléments doivent permettre aux entreprises de mieux se positionner sur les projets inscrits au PND 2026-2030.



