Des chercheurs du Centre national de recherche agronomique (CNRA) ont mis au point onze variétés de cacao dont les essais de résistance au manque d’eau sont jugés satisfaisants, selon un reportage de l’AFP publié le 15 octobre. Menés notamment à Divo, dans le sud de la Côte d’Ivoire, ces travaux visent une future commercialisation ; ils ne constituent pas encore l’annonce d’une distribution aux planteurs.
Les scientifiques croisent des variétés sélectionnées, puis soumettent les descendants à différents niveaux de privation d’eau en serre. Des observations en laboratoire complètent ces tests pour comprendre les mécanismes de résistance. Le généticien Caudou Trebissou, interrogé par l’agence, situe le début de ces recherches sur la résilience hydrique dans les années 2010.
La sélection des plants s’accompagne d’un travail sur leur environnement de culture. L’agronome Maryse Assi explique à l’AFP que l’association avec des arbres d’ombrage peut prolonger leur durée de vie productive. Les résultats annoncés concernent donc aussi les conditions dans lesquelles ces cacaoyers seront cultivés.
En parallèle de ces essais, les moyens de multiplication du matériel végétal ont été renforcés. Le CNRA a annoncé en août avoir reçu de l’ICRAF la propriété d’un laboratoire d’embryogenèse somatique à Adiopodoumé. Cette technique permet notamment de multiplier en laboratoire du matériel végétal sélectionné et de conserver des ressources génétiques. Le transfert a été officialisé le 29 juillet.
Un autre projet doit élargir le dispositif scientifique : le gouvernement a annoncé le 23 septembre la création de l’Institut du café et du cacao, dénommé I2C. Sa mission porte sur la compétitivité des deux filières et la maîtrise des standards du marché mondial, avec des coopérations entre universités, centres régionaux et organismes internationaux.
Selon le communiqué gouvernemental, le complexe est prévu sur une station du CNRA qui abrite déjà des banques de gènes ainsi que des parcelles expérimentales de café et de cacao.





