Le burrowcore, une tendance déco qui préfère les maisons habitées aux intérieurs trop parfaitement mis en scène, revient au premier plan en cette rentrée 2026. House Beautiful et Falstaff Living l’ont toutes deux remise en avant le 11 septembre, avec la même idée centrale : faire de la maison un refuge personnel, chaleureux et vivant.
Le mot vient de l’anglais burrow, qui désigne un terrier ou un abri. Là où le cottagecore recherche souvent une campagne idéalisée, le burrowcore assume davantage les objets accumulés, les livres réellement lus, les meubles dépareillés, les traces du quotidien et les matières qui vieillissent avec le temps.
Les codes les plus souvent cités sont simples : lumière douce, bois patiné, textiles superposés, objets de seconde main ou hérités, céramique, paniers, livres et souvenirs personnels. L’objectif n’est pas d’acheter une nouvelle décoration complète, mais de rendre un espace plus enveloppant avec ce que l’on possède déjà.
Dans un climat chaud et humide comme celui de la Côte d’Ivoire, l’esprit peut être repris sans copier les intérieurs très épais souvent montrés en Europe ou en Amérique du Nord : moins de couvertures lourdes, davantage de coton ou de lin, des paniers tressés, du bois, quelques coussins et des objets personnels bien choisis suffisent à créer une ambiance plus intime.
1. Commencer par un seul coin refuge
Pas besoin de refaire tout le salon. Un fauteuil près d’une bibliothèque, une petite table, une lampe et deux ou trois objets qui ont une histoire peuvent déjà créer un point d’ancrage. House Beautiful insiste d’ailleurs sur ces espaces qui donnent immédiatement envie de rester, plutôt que sur une transformation coûteuse de toute la pièce.
2. Remplacer la lumière uniforme par plusieurs points lumineux
Le burrowcore privilégie les lampes de table, lampadaires et éclairages indirects plutôt qu’un plafonnier très puissant utilisé seul. L’idée est de donner différentes ambiances à une même pièce. Pour lire ou travailler, il faut toutefois conserver une lumière suffisante et fonctionnelle.
3. Mélanger les objets au lieu de tout coordonner
Une table ancienne peut côtoyer un canapé contemporain, une photo de famille un cadre neuf, un panier artisanal une étagère moderne. Falstaff Living décrit précisément cette logique de maison construite progressivement, où les objets ne donnent pas l’impression d’avoir été achetés en une seule fois.
4. Miser sur des matières naturelles, mais légères
Le bois, le rotin, la céramique, le coton et le lin apportent immédiatement de la texture. Sous les tropiques, ces matières permettent de garder l’effet chaleureux sans accumuler tapis épais et couvertures lourdes. Un rideau en lin, un plaid léger ou quelques coussins texturés peuvent suffire.
5. Accepter un intérieur vivant, sans basculer dans le désordre
Le burrowcore n’est pas une permission de tout laisser traîner. Son principe est plutôt d’éviter l’effet showroom : quelques livres visibles, une tasse sur un plateau, des objets personnels sur une étagère ou des cadres de formats différents peuvent donner de la personnalité sans rendre la pièce encombrée.
6. Réchauffer la palette avec une ou deux teintes
Les bruns, terracotta, verts sourds et tons bois fonctionnent particulièrement bien avec cette esthétique. Il n’est pas nécessaire de repeindre les murs : housses de coussin, cadres, paniers, vase ou petit meuble peuvent suffire. BeNews avait déjà détaillé comment adopter le brun chocolat sans assombrir la maison, une piste cohérente avec cet univers.
Le plus important pour rester fidèle au burrowcore est de partir de l’usage réel de la pièce. Un salon où l’on reçoit beaucoup n’a pas besoin des mêmes objets qu’un coin lecture ou qu’une chambre. La tendance fonctionne surtout quand la décoration suit les habitudes de la maison au lieu de les remplacer.





