À quelques jours de la rentrée scolaire du 14 septembre 2026 en Côte d’Ivoire, une tendance parentale fait beaucoup parler sur TikTok : des parents jouent avec leurs enfants des scènes de moquerie ou d’intimidation, puis leur font répéter des réponses courtes et calmes. L’idée est simple : préparer l’enfant à ne pas rester sidéré si une remarque blessante survient.
Le format a été présenté comme une tendance parentale virale de rentrée, notamment par la presse australienne le 7 septembre. Il peut être intéressant, mais seulement s’il reste un exercice de préparation et non un concours de répartie. Le harcèlement scolaire ne se résout pas avec une phrase parfaite : les adultes et l’établissement restent responsables de la sécurité des enfants.
1. Faire répéter des phrases simples, pas des insultes
Une bonne réponse n’a pas besoin d’être brillante. Elle doit surtout être courte, claire et facile à retenir sous stress. Des formulations comme « Arrête », « Je n’accepte pas que tu me parles comme ça » ou « Je vais m’éloigner » peuvent suffire.
Le portail public américain StopBullying.gov recommande justement, lorsque la situation le permet, de demander calmement à l’autre d’arrêter, de s’éloigner si l’on ne se sent pas en sécurité et de chercher l’aide d’un adulte. L’objectif n’est donc pas de gagner verbalement, mais de savoir sortir de la situation.
2. Jouer la scène à la maison sans mettre la pression
Le jeu de rôle peut fonctionner parce qu’il rend une situation abstraite plus concrète. Un parent peut imaginer deux ou trois scénarios simples : une remarque sur les vêtements, une moquerie sur le physique, une exclusion d’un groupe. L’enfant essaie une réponse, puis on discute de ce qui lui paraît naturel.
L’UNICEF conseille de parler régulièrement avec les enfants de ce qu’ils vivent, de les écouter calmement et de les aider à envisager des façons constructives de réagir. L’exercice doit rester rassurant : inutile de multiplier les scénarios anxiogènes à la veille de la rentrée.
3. Apprendre aussi quand il faut partir et demander de l’aide
Le point le plus important est souvent celui-ci : un enfant n’a pas à affronter seul une situation répétée, humiliante, menaçante ou violente. S’il ne se sent pas en sécurité, il peut s’éloigner, rejoindre d’autres élèves ou un adulte de confiance, puis raconter précisément ce qui s’est passé.
StopBullying.gov déconseille de dire à un enfant d’ignorer systématiquement le harcèlement ou de lui demander de riposter physiquement. Le site recommande au contraire que parents, personnels scolaires et enfants travaillent ensemble pour faire cesser la situation.
4. Distinguer une moquerie isolée d’un harcèlement installé
Toutes les remarques désagréables ne relèvent pas automatiquement du harcèlement. L’UNICEF rappelle que le harcèlement se caractérise notamment par l’intention de faire du mal, la répétition et un rapport de force déséquilibré. Cette distinction aide les parents à réagir avec mesure, sans minimiser un problème réel ni transformer chaque conflit en alerte maximale.
Si un enfant commence à éviter l’école, change brusquement d’habitudes, perd régulièrement des affaires ou se replie sur lui-même, il faut ouvrir le dialogue plutôt que d’attendre qu’il fournisse spontanément toutes les explications.
5. Prévoir à l’avance vers quel adulte se tourner
À l’approche de la rentrée, une question très concrète peut être posée : « Si quelque chose te met mal à l’aise à l’école, à qui peux-tu parler ? » L’enfant peut identifier un enseignant, un éducateur, un responsable de vie scolaire, un parent ou un autre adulte de confiance.
En Côte d’Ivoire, l’année scolaire 2026-2027 doit débuter le lundi 14 septembre, selon le portail officiel du gouvernement. C’est donc un bon moment pour intégrer cette conversation aux préparatifs de rentrée, au même titre que le sommeil, les fournitures ou les trajets.
Le bon réflexe : préparer sans responsabiliser l’enfant à la place des adultes
La tendance TikTok a une qualité : elle donne aux familles un prétexte simple pour parler de moqueries, de limites et de confiance. Mais le message à retenir n’est pas « trouve toujours la bonne réplique ». Il est plutôt : « tu peux répondre calmement, t’éloigner et demander de l’aide, et tu n’as pas à gérer seul une situation qui se répète ».
Pour prolonger les préparatifs de rentrée, BeNews a aussi publié des conseils sur les groupes WhatsApp de parents et sur le sommeil des enfants avant la reprise.





