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lundi 12 octobre 2026
Culture · Côte d'Ivoire

À Bouna, un chantier-école s’ouvre pour restaurer une mosquée en terre

Plus de quarante professionnels et maçons traditionnels doivent travailler jusqu’au 31 octobre sur la conservation d’un édifice de style soudanais exposé aux risques climatiques.

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Mosquée de style soudanais construite en terre dans le nord de la Côte d’Ivoire
Mosquée de style soudanais à Kouto, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Photo d’illustration, la mosquée de Bouna n’est pas représentée. KONE IF, Wikimedia Commons, CC BY 4.0.

Un chantier-école consacré à la restauration d’une mosquée en terre de style soudanais s’ouvre ce lundi 12 octobre à Bouna, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, avec plus de quarante participants et des maçons traditionnels mobilisés jusqu’au 31 octobre.

La phase pratique doit associer les méthodes scientifiques de conservation aux savoir-faire locaux de construction en terre. Les participants travailleront sur l’édifice tout en suivant une formation technique portant sur le patrimoine bâti et son adaptation aux effets du changement climatique.

Le chantier prolonge un séminaire tenu à Abidjan autour du projet consacré au patrimoine en terre et à la résilience climatique en Afrique de l’Ouest. L’initiative est mise en œuvre par le Centre international de la construction en terre avec l’École du patrimoine africain et les services ivoiriens chargés du patrimoine.

Le programme se déroule de 2025 à 2028 avec un financement de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine. L’organisation présente un budget de 1 543 540 dollars pour des activités conduites en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Sénégal.

Trois ensembles servent de sites d’expérimentation. Le volet ivoirien concerne la mosquée de style soudanais à Bouna, tandis que les autres travaux portent sur une maison à impluvium dans le royaume de Bandial au Sénégal et sur les bâtiments traditionnels asante au Ghana.

Les constructions en terre sont particulièrement exposées aux pluies intenses, à l’érosion, aux sécheresses et à d’autres transformations du climat. Ces pressions fragilisent les bâtiments mais aussi la transmission des techniques nécessaires à leur entretien régulier.

Le projet combine la recherche, la formation des professionnels, la conservation des sites et des rencontres régionales. Le chantier de Bouna doit ainsi produire une intervention concrète sur l’édifice tout en renforçant les compétences de ceux qui seront amenés à préserver d’autres architectures en terre dans la région.

La formation doit s’achever le 31 octobre, après près de trois semaines de travail avec les artisans et les spécialistes réunis sur le site.

Nadège Boli

Les articles publiés sous la signature Nadège Boli sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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