Finir les produits de beauté déjà ouverts avant d’en acheter de nouveaux : le « Project Pan » continue de gagner en visibilité sur les réseaux sociaux en 2026. Le principe consiste à se fixer comme objectif d’utiliser réellement son maquillage, ses soins ou ses parfums, plutôt que d’accumuler de nouvelles références à chaque lancement.
Son nom vient de l’expression anglaise « hit pan », utilisée lorsque le fond métallique d’un fard, d’un blush ou d’une poudre devient visible après de nombreuses utilisations. Le défi s’est depuis élargi aux tubes, flacons et pots : certains participants choisissent quelques produits prioritaires, d’autres dressent l’inventaire complet de leur collection et suivent leurs progrès au fil des semaines.
Dans un article publié le 17 septembre, Good Housekeeping présente le mouvement comme une façon de réduire l’encombrement et les achats répétés. Bustle, qui suivait déjà la tendance en janvier, la décrivait comme un mouvement « anti-haul » : au lieu de montrer ce qui vient d’être acheté, les internautes mettent en avant les produits terminés et les usages répétés.
Le phénomène n’est toutefois pas né cette année. El País rappelait en janvier que ce type de défi circule depuis plusieurs années dans les communautés beauté, notamment sur YouTube, Reddit, Instagram et désormais TikTok. Sa nouvelle popularité s’inscrit dans une logique de consommation plus mesurée, sans imposer une méthode unique ni l’interdiction totale d’acheter.
Pour commencer, les conseils les plus récurrents sont simples : sélectionner quelques produits déjà ouverts, les garder visibles et accessibles, noter leur fréquence d’utilisation et attendre d’avoir terminé un article avant d’en racheter un équivalent. Certaines personnes utilisent une note sur leur téléphone ou un tableau pour suivre les produits terminés et éviter les doublons dans leur trousse de beauté.
Le « Project Pan » ne doit en revanche pas conduire à conserver un cosmétique au-delà de son état d’usage. Le Washington Post soulignait en janvier qu’un produit dont l’odeur, la texture ou l’aspect a changé, ou qui provoque une irritation, doit être écarté plutôt que terminé à tout prix. Une attention particulière est recommandée pour les produits destinés aux yeux, notamment le mascara.
Les participants adaptent ainsi le défi à leur routine : certains ne remplacent que les produits complètement terminés, tandis que d’autres se concentrent sur une petite sélection pendant quelques semaines avant d’en changer. L’objectif reste de mieux connaître ce que l’on possède déjà et d’utiliser les produits encore adaptés avant de multiplier les achats.





