La police sud-africaine a annoncé jeudi 17 septembre la découverte du corps d’une neuvième femme en deux mois dans la municipalité d’Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, où une équipe spécialisée enquête sur une série de décès qui suscite une forte inquiétude.
Le corps a été retrouvé dans la matinée à Dawn Park, dans le secteur de Boksburg, a indiqué le South African Police Service (SAPS). Les autorités ont ajouté ce nouveau cas à l’enquête portant sur les huit précédents corps découverts depuis juillet dans plusieurs zones d’Ekurhuleni.
Selon le commissaire provincial Fred Kekana, cité par l’Associated Press, la victime, non identifiée, serait âgée d’environ 30 ans. Des blessures apparentes ont été relevées, mais la police attend les conclusions médico-légales pour établir formellement la cause du décès.
La police n’a pas établi à ce stade que les neuf décès sont liés ni qu’ils sont l’œuvre d’un même auteur. Les similitudes observées dans plusieurs cas ont néanmoins conduit à la mise en place d’une équipe multidisciplinaire. L’hypothèse d’un tueur en série, largement évoquée dans le débat public, n’a été ni confirmée ni écartée par les enquêteurs.
Le SAPS a renforcé les patrouilles dans la zone et lancé un appel à témoins. Il a également demandé au public de ne pas diffuser d’images des victimes ni d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, afin de ne pas alimenter les rumeurs ou perturber les investigations.
Cette série de décès a conduit les autorités à renforcer le dispositif de sécurité à Ekurhuleni. L’AFP rapporte notamment la mise en place de barrages routiers autour de Kempton Park, tandis que les recherches se poursuivent pour déterminer les circonstances propres à chacun des neuf cas.
