Une tendance TikTok baptisée « sunburning » encourage à exposer volontairement une peau acnéique au soleil, parfois jusqu’au coup de soleil, dans l’espoir d’assécher les boutons. Des dermatologues interrogés par The Indian Express dans un article publié le 17 septembre 2026 mettent en garde contre cette pratique : l’amélioration apparente peut être brève, tandis que les ultraviolets peuvent irriter la peau, favoriser de nouvelles poussées et provoquer des dommages durables.
La tendance s’est diffusée à partir de vidéos affirmant que l’exposition solaire pouvait « guérir » l’acné. Les spécialistes cités par le quotidien indien expliquent qu’une baisse temporaire de l’inflammation ou de l’aspect gras de la peau ne constitue pas un traitement de la maladie. Le dessèchement lié au soleil peut au contraire être suivi d’une production accrue de sébum et d’une obstruction des pores.
L’American Academy of Dermatology (AAD) rappelle elle aussi que le soleil peut aggraver l’acné. L’organisation recommande d’éviter le bronzage volontaire, notamment parce que certains traitements contre l’acné rendent la peau plus sensible aux ultraviolets. Elle souligne également que l’exposition solaire peut foncer les marques laissées par les boutons et prolonger leur visibilité.
Le risque ne se limite pas à l’acné. La Food and Drug Administration (FDA) décrit le coup de soleil comme un signe de surexposition aiguë aux UV. Une exposition répétée ou prolongée peut accélérer le vieillissement cutané et augmenter le risque de cancer de la peau. L’American Cancer Society rappelle que ces cancers peuvent toucher les personnes de toutes les carnations, même si le niveau de risque varie selon le type de peau et l’exposition cumulée.
Cette mise en garde est particulièrement utile dans les régions très ensoleillées : la présence naturelle de mélanine ne rend pas la peau invulnérable aux UV. Les organismes de santé recommandent donc de ne pas utiliser le soleil comme traitement improvisé de l’acné.
Des soins doux plutôt qu’une exposition volontaire
Pour les peaux acnéiques, l’AAD conseille un nettoyage doux, sans gommage agressif, et déconseille de changer de traitement trop fréquemment. Selon le type d’acné, des actifs comme le peroxyde de benzoyle ou certains rétinoïdes peuvent être utilisés, mais les formes persistantes, douloureuses ou étendues doivent être évaluées par un professionnel de santé.
En cas d’exposition extérieure, l’AAD recommande une protection à large spectre, résistante à l’eau et d’indice SPF 30 ou plus, de préférence non comédogène, associée à l’ombre et aux vêtements couvrants. Cette précaution est d’autant plus importante lorsque le traitement suivi augmente la sensibilité au soleil.
Les lésions profondes, les poussées répétées ou l’apparition de cicatrices justifient une consultation dermatologique. Un traitement adapté peut agir sur les causes de l’acné sans recourir à une exposition volontaire aux UV.





