Les six principaux transformateurs de cacao suivis par le Groupement des exportateurs de café-cacao ont broyé 49 517 tonnes de fèves en septembre 2026 en Côte d’Ivoire, soit une hausse de 46,6 % sur un an, selon les données du GEPEX publiées mercredi 14 octobre.
Sur l’ensemble de la campagne 2025-2026, ouverte en octobre 2025 et achevée fin septembre, leur volume cumulé a atteint 650 689 tonnes. Il progresse de 10,6 % par rapport aux 588 194 tonnes comptabilisées au terme de la campagne précédente.
La seule variation de septembre représente 15 753 tonnes supplémentaires par rapport aux 33 764 tonnes transformées un an plus tôt. Le contraste est marqué puisque le mois de septembre 2025 avait lui-même enregistré une chute de 38,6 % sur un an, d’après les données alors communiquées par le même groupement.
Le redressement était déjà visible en août 2026, lorsque le broyage avait augmenté de 21,3 % sur un an. L’accélération de septembre porte ainsi à deux mois consécutifs la reprise observée dans les statistiques des grands opérateurs, sans que le GEPEX ait détaillé les facteurs à l’origine de cette progression.
Les chiffres du groupement couvrent six des principales entreprises de transformation installées dans le pays, parmi lesquelles Barry Callebaut, Olam International et Cargill. Ils ne constituent donc pas un relevé exhaustif de l’ensemble des unités ivoiriennes.
Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a évalué le 8 octobre la capacité installée du secteur à 1,155 million de tonnes. Deux jours plus tôt, le ministre Kalil Konaté avait reçu une délégation du GEPEX pour examiner notamment l’utilisation des capacités, les coûts de l’énergie, le financement, la qualité et l’évolution des normes internationales.
Cette hausse intervient alors que les autorités veulent accroître la part du cacao transformée sur place. Le ministère de l’Agriculture a fixé en juillet un objectif de 60 % de transformation locale à l’horizon 2030, afin de renforcer la valeur ajoutée créée dans le pays et de réduire l’exposition de la filière aux fluctuations des marchés internationaux.





