Le groupe norvégien TGS a annoncé le 20 octobre le lancement, avec la Direction générale des hydrocarbures et PETROCI, d’un retraitement de 14 691 km² de données sismiques 3D couvrant les bassins profonds de Côte d’Ivoire et de San Pedro. Le projet vise à rendre plus lisibles les structures géologiques susceptibles d’abriter des hydrocarbures au large du pays.
Baptisé MC3D Vision PSDM, le programme porte sur des relevés collectés par TGS entre 2014 et 2018 au cours de plusieurs campagnes. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle acquisition en mer, mais d’une reprise informatique de données déjà disponibles afin d’en tirer des images plus précises du sous-sol.
Les premiers produits sont attendus au deuxième trimestre 2027, tandis que la livraison des résultats définitifs est annoncée pour le quatrième trimestre de la même année. TGS n’a pas communiqué le coût du projet ni détaillé les modalités financières de son partenariat avec les autorités ivoiriennes.
Le traitement doit notamment corriger les variations de vitesse des ondes sismiques dans les couches supérieures du sous-sol, qui peuvent masquer des cibles plus profondes. L’entreprise prévoit d’utiliser des méthodes de prétraitement, de modélisation des vitesses et d’imagerie en profondeur pour mieux distinguer les réservoirs potentiels et les différentes couches géologiques.
TGS estime que cette amélioration permettra aux opérateurs de mieux évaluer les zones d’exploration et de réduire les incertitudes avant de décider d’investissements plus coûteux. Cette appréciation émane de l’entreprise, tandis qu’aucune découverte nouvelle n’a été annoncée dans le cadre du projet.
Le programme associe la Direction générale des hydrocarbures, qui supervise le secteur pour l’État ivoirien, et PETROCI, la société nationale des opérations pétrolières. Leur participation doit permettre d’intégrer le retraitement aux données et aux priorités de l’exploration offshore ivoirienne.
Cette opération intervient six mois après l’annonce par TGS d’un autre projet portant sur 19 500 km² de données 2D dans les eaux profondes ivoiriennes. Lancé en avril avec les mêmes partenaires publics, ce programme distinct devait produire une lecture régionale plus large du sous-sol marin.
Le nouveau chantier se concentre sur des données 3D, plus détaillées, déjà acquises dans les bassins de Côte d’Ivoire et de San Pedro. Il doit compléter le projet 2D sans impliquer, à ce stade, le forage d’un puits ni la mise en production d’un gisement.





