Le Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco a mis en vigueur mardi 13 octobre 2026 en Côte d’Ivoire une ristourne de 10 FCFA par kilogramme de caoutchouc livré au bénéfice des coopératives agricoles de production, complétée par un différentiel de transport pouvant atteindre 30 FCFA par kilogramme.
La mesure figure dans un communiqué signé par le directeur général du Conseil, Edmond Coulibaly, après une réunion d’évaluation tenue le 8 octobre à Abidjan. L’institution entend harmoniser les conditions de commercialisation et corriger les déséquilibres observés dans l’approvisionnement des usines.
La ristourne est réservée aux coopératives de production inscrites sur la liste communiquée par le Conseil au début de chaque campagne. Elle est payable pour les livraisons effectuées aux ponts-bascules des usines et ne couvre pas les ponts avancés.
Le différentiel de transport concerne les trajets entre les ponts privés agréés ou homologués et les ponts-bascules des usines. Son montant doit être négocié entre les fournisseurs et les usiniers, dans la limite de 10 FCFA par kilogramme pour moins de 100 kilomètres, de 20 FCFA entre 100 et 200 kilomètres et de 30 FCFA au-delà de 200 kilomètres.
Le Conseil a également étendu à l’ensemble des livraisons le bonus prévu par sa décision du 29 avril 2026, qui avait entériné l’accord interprofessionnel du 16 février sur la fixation du prix d’achat du caoutchouc humide. Ce bonus s’applique désormais aux ponts-bascules des usines, aux ponts avancés ainsi qu’aux ponts privés agréés ou homologués.
Ces ajustements interviennent alors que le prix de référence de l’hévéa affiché pour octobre atteint 526 FCFA par kilogramme, contre 484 FCFA en septembre. La progression mensuelle s’établit ainsi à 42 FCFA par kilogramme, tandis que la ristourne reste distincte de ce prix et dépend du statut de la coopérative ainsi que du point de livraison.
Le non-respect des nouvelles dispositions peut entraîner une suspension immédiate d’activité d’au moins un mois, sans exclure les sanctions financières prévues par la réglementation.
Lors de l’évaluation du 8 octobre, les représentants du régulateur, des producteurs et des transformateurs avaient constaté que le mécanisme d’approvisionnement instauré en mai n’avait pas encore produit tous les effets attendus dans un marché marqué par une concurrence accrue pour la matière première.





