L’épidémie de maladie à virus Ebola due au virus Bundibugyo a dépassé mardi 13 octobre 2026 les 9 000 cas confirmés en République démocratique du Congo. Le dernier rapport de situation de l’institut national de santé publique recense 9 066 infections et 4 381 morts.
Le pays comptait 7 890 cas confirmés et 3 799 décès au 23 septembre. En vingt jours, le bilan a donc augmenté de 1 176 infections et 582 morts, tandis que les équipes sanitaires tentent encore de ralentir la transmission dans plusieurs foyers de l’est du pays.
L’épidémie, déclarée en mai, est désormais la plus importante et la plus meurtrière enregistrée en RDC. Elle a dépassé celle de 2018 à 2020 et se situe au deuxième rang mondial derrière la flambée qui avait touché plus de 28 600 personnes en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Le tableau public de l’Organisation mondiale de la Santé affichait encore 8 978 cas confirmés et 4 336 décès en RDC à partir des données arrêtées au 10 octobre. Le rapport national plus récent porte ces totaux à 9 066 cas et 4 381 morts, ce qui explique l’écart entre les deux bilans disponibles.
Au 6 octobre, l’OMS recensait des cas dans 64 zones de santé réparties entre sept provinces. L’Ituri restait le principal foyer, devant le Nord-Kivu, alors que la zone d’Alimbongo venait de rejoindre la liste des territoires touchés.
La souche Bundibugyo ne dispose à ce stade d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. L’OMS indique que la riposte repose notamment sur la surveillance, la recherche des contacts, la prise en charge clinique, l’acheminement de matériel et la mobilisation des communautés.
L’épidémie a aussi franchi les frontières congolaises. L’Ouganda a enregistré vingt cas et deux décès avant d’être déclaré exempt d’Ebola en août, tandis que le Kenya a confirmé début octobre un premier cas importé chez un voyageur venu de RDC par l’Ouganda, décédé le 5 octobre à Nairobi.
Le suivi des personnes exposées demeure incomplet. Au 4 octobre, les équipes avaient pu joindre 23 741 des 29 535 contacts identifiés, soit 80,4 pour cent, un niveau encore inférieur à l’objectif opérationnel de 85 pour cent fixé pour la riposte.





