Le chef d’état-major de l’armée nigériane, le lieutenant-général Waidi Shaibu, a demandé samedi 17 octobre aux troupes déployées à Maiduguri de maintenir leur offensive contre Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Cette visite d’évaluation dans l’État de Borno intervient quelques jours après l’attaque d’une base militaire à Mairari.
Waidi Shaibu s’est adressé aux officiers et soldats de la force conjointe du Nord-Est au quartier du 212e bataillon de chars. Selon un communiqué de l’armée transmis par sa porte-parole par intérim, la colonelle Appolonia Anele, il a appelé les militaires à rester disciplinés, vigilants et prêts au combat.
Le chef de l’armée a ensuite reçu un point de situation du commandant de l’opération Hadin Kai, le major-général Ibikunle Ajose, et des responsables de secteurs. Il a également rencontré des soldats blessés et promis de poursuivre les efforts sur l’équipement, le logement, les soins médicaux et la rotation des unités.
L’attaque de Mairari s’est déroulée dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre dans la zone de Guzamala, près du lac Tchad. Des combattants soupçonnés d’appartenir à l’ISWAP ont pris d’assaut la position, pillé du matériel et incendié des installations, selon des habitants et des sources militaires cités par plusieurs médias nigérians et internationaux.
Le bilan humain n’est pas établi de manière uniforme. Des sources recueillies par l’AFP et Premium Times font état de 15 soldats et cinq membres d’une milice locale tués. Reuters rapporte pour sa part au moins dix militaires morts et plus de vingt blessés, ainsi que six victimes parmi les civils et les auxiliaires de sécurité.
L’armée nigériane n’avait pas publié de bilan détaillé de l’assaut au moment des dernières informations disponibles. Le président du conseil local de Guzamala, Umar Sheriff, a confirmé l’attaque à la presse nigériane, tout en précisant qu’il ne disposait pas de chiffres vérifiés sur les pertes.
Mairari se trouve dans une région où Boko Haram et sa branche dissidente de l’ISWAP attaquent régulièrement les forces de sécurité. Une semaine auparavant, l’ISWAP avait visé une autre position militaire à Kukawa. L’armée avait annoncé avoir repoussé les assaillants avec un appui aérien, sans rendre public un bilan complet de ses propres pertes.




