Des centaines de personnes resteraient captives plus d’un mois après une série d’attaques menées le 21 août dans plusieurs communautés du district de Borgu, dans l’État de Niger, au centre-ouest du Nigeria. Des habitants ont manifesté à New Bussa pour réclamer une accélération des opérations de secours.
Les représentants communautaires estiment à près de 700 le nombre de personnes toujours portées disparues ou retenues par les ravisseurs. Ce chiffre n’a toutefois pas été confirmé par un décompte officiel et les autorités nigérianes n’ont pas publié de bilan consolidé.
Une mobilisation face à l’absence de nouvelles
Les victimes sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, selon les témoignages recueillis dans les communautés touchées. Plusieurs localités avaient été attaquées de manière coordonnée, provoquant des déplacements de population et la fermeture temporaire d’activités économiques.
Le président Bola Tinubu avait demandé aux forces de sécurité d’accélérer les opérations de libération. Un mois plus tard, les habitants de Borgu disent ne pas voir de progrès suffisant et réclament aussi un recensement précis des personnes manquantes.
La crise affecte désormais la vie quotidienne dans la zone. Des résidents disent limiter leurs déplacements vers les marchés et les centres de santé par crainte de nouvelles attaques, tandis que des commerces ont fermé lors des manifestations organisées à New Bussa.
L’enlèvement de Borgu s’inscrit dans une série d’attaques et de kidnappings qui continuent de peser sur plusieurs régions du Nigeria, où les forces de sécurité sont engagées simultanément contre des groupes armés, des réseaux criminels et différentes insurrections.





