La bataille autour du lieu de la finale de la Coupe du monde 2030 a pris un tour politique vendredi 11 septembre 2026. Le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch a publiquement demandé au président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, de ne pas présenter Casablanca comme acquise avant une décision commune avec l’Espagne et le Portugal, tandis que la Fédération espagnole a réaffirmé que la finale devait se jouer en Espagne.
Aziz Akhannouch s’est exprimé lors d’un rassemblement politique au Maroc, au lendemain de la déclaration de Fouzi Lekjaa affirmant que la province de Benslimane, près de Casablanca, aurait « l’honneur » d’accueillir la finale du Mondial 2030. Selon Reuters, le chef du gouvernement a rappelé que le choix du stade final n’avait pas encore été arrêté avec les autres coorganisateurs.
Cette mise au point intervient après l’annonce de Fouzi Lekjaa sur une finale à Casablanca, alors que la FIFA continue d’indiquer qu’aucune décision officielle n’a été prise sur le lieu du dernier match de la compétition.
En Espagne, le président de la Fédération royale espagnole de football, Rafael Louzán, a également durci le ton vendredi. Interrogé par Cadena SER, il a défendu la candidature espagnole en mettant en avant l’expérience du pays dans l’organisation de grands événements et son statut de champion du monde en titre.
Le Maroc mise de son côté sur le Grand Stade Hassan II, en construction à Benslimane. L’enceinte doit atteindre une capacité d’environ 115 000 places. Reuters indique que le chantier était achevé à près de 30 % en mai, avec un objectif de livraison avant la Coupe du monde.
La FIFA a désigné le Maroc, l’Espagne et le Portugal comme principaux pays hôtes du Mondial 2030. L’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay accueilleront chacun un match de célébration du centenaire de la compétition. L’instance mondiale n’a toutefois pas encore attribué publiquement la finale à l’un des trois coorganisateurs principaux.
Le choix du stade de la finale reste donc ouvert entre plusieurs options, dont le Grand Stade Hassan II au Maroc et des enceintes espagnoles comme le Santiago-Bernabéu. La FIFA a indiqué que sa décision serait annoncée ultérieurement.





