Le gouvernement ivoirien a adopté mercredi 14 octobre 2026 à Abidjan un décret instaurant des périodes obligatoires de repos biologique dans les pêcheries marines, lagunaires et lacustres. Pendant ces fermetures, toute opération de pêche sera interdite dans les eaux concernées aux navires, aux embarcations et aux personnes physiques.
Le texte vise à protéger les espèces de poissons et à permettre la reconstitution naturelle des stocks à l’abri de l’effort de pêche. Il couvre à la fois les eaux maritimes et les eaux continentales, ce qui étend le même principe de fermeture aux lagunes et aux lacs concernés.
Le décret a été pris en application de la loi du 26 juillet 2016 relative à la pêche et à l’aquaculture. Le communiqué du Conseil des ministres précise qu’il répond aussi aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire en matière de conservation durable des ressources halieutiques.
La mesure s’inscrit dans une pratique déjà appliquée en 2026 selon un calendrier différencié par type de pêche. L’Interprofession de la filière pêche de Côte d’Ivoire indique que la pêche industrielle chalutière et sardinière a été suspendue du 1er juillet au 31 août, tandis que la pêche artisanale maritime a été interrompue du 1er au 31 juillet.
Dans les lagunes Aby, Ébrié, Grand-Lahou, Fresco, Ébounou et Lauzoua ainsi que dans les lacs Ayamé et Faé, l’usage des filets maillants et des nasses a été interdit du 1er juillet au 31 août. L’interdiction du filet Aly doit se poursuivre jusqu’au 31 octobre.
Sur les lacs de Kossou, Buyo, Soubré et Taabo ainsi que dans les cours d’eau adjacents, les filets maillants et les nasses restent interdits du 1er septembre au 31 octobre. Le ministère des Ressources animales et halieutiques avait annoncé la reprise de la pêche artisanale maritime le 1er août après un mois de fermeture, tout en maintenant les autres restrictions du calendrier.
Lors d’une visite à Taabo en septembre, le ministre Sidi Tiémoko Touré avait appelé les pêcheurs au respect des périodes de repos et des engins autorisés. Des représentants de pêcheurs avaient alors signalé le retour de certaines espèces et une hausse des prises après les fermetures, selon l’Agence ivoirienne de presse.





