L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a ouvert lundi 12 octobre 2026 à Abidjan une session de formation à l’intelligence artificielle destinée aux députés. Le programme prévoit six journées de travail réparties entre le 13 et le 21 octobre afin d’intégrer ces outils dans la production législative et le contrôle de l’action gouvernementale.
Le président de l’institution, Patrick Achi, a présenté cette initiative comme un appui au travail parlementaire. Il a toutefois insisté sur le fait que l’intelligence artificielle doit assister les élus sans remplacer leur jugement, leur responsabilité politique ni l’examen humain des textes.
Les séances sont organisées de 9 heures à 17 heures et les députés sont répartis en groupes, selon le programme relayé par plusieurs médias ivoiriens. La formation doit porter sur les usages pratiques de l’IA, la recherche et l’analyse d’informations ainsi que la préparation de documents liés aux missions du Parlement.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Djibril Ouattara. Ghita Mezzour, ancienne ministre marocaine chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, participe également à l’accompagnement de la session.
L’objectif annoncé est d’améliorer la rapidité de certaines tâches tout en renforçant la qualité des travaux. Les usages envisagés concernent notamment l’analyse de projets de loi, la préparation des questions adressées au gouvernement et l’organisation de documents de référence.
La formation intervient pendant la deuxième session ordinaire de 2026. Patrick Achi avait annoncé au début du mois d’octobre ce rendez-vous consacré à l’IA, en même temps que plusieurs chantiers de modernisation de l’Assemblée nationale.
La mise en pratique devra intégrer les règles de confidentialité, la vérification des informations produites et la protection des données utilisées par les élus. Les responsables de l’institution n’ont pas annoncé le déploiement immédiat d’un outil unique ni le remplacement des procédures parlementaires existantes.





