Le gouvernement ivoirien a dit mercredi 9 septembre 2026 espérer une prochaine sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), tout en précisant que le pays attend encore les conclusions de la dernière évaluation. À ce stade, la Côte d’Ivoire demeure officiellement une juridiction soumise à une surveillance renforcée.
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Interrogé à l’issue du Conseil des ministres à Abidjan, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les autorités avaient travaillé à satisfaire les mesures demandées dans le cadre du plan d’action convenu avec le GAFI. Il a ajouté qu’une mission d’évaluation avait eu lieu et que le gouvernement attendait désormais ses conclusions.
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Cette déclaration intervient après une étape importante franchie en juin. Dans son communiqué du 19 juin 2026, le GAFI a estimé que la Côte d’Ivoire avait « substantiellement achevé » son plan d’action et qu’une évaluation sur place devait vérifier que les réformes étaient effectivement mises en œuvre et qu’elles pouvaient être maintenues dans la durée.
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Le GAFI a notamment relevé des progrès dans la coopération internationale, la supervision fondée sur les risques, l’accès aux informations sur les bénéficiaires effectifs, l’utilisation du renseignement financier, les enquêtes et poursuites pour blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, ainsi que le dispositif de sanctions financières ciblées.
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La Côte d’Ivoire figure sur la liste grise du GAFI depuis octobre 2024. Cette inscription signifie que le pays travaille avec l’organisme international pour corriger des insuffisances stratégiques identifiées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
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En mai 2026, le directeur général du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Edwin Harris Junior, avait déjà estimé qu’une sortie pourrait intervenir en 2026 si la mission sur place confirmait les progrès annoncés. Cette perspective reste toutefois conditionnée à la décision formelle du GAFI.
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Le GAFI précise par ailleurs que l’inscription sur la liste grise n’équivaut pas à un appel à couper les relations financières avec le pays concerné. Elle implique une surveillance accrue jusqu’à la validation complète du plan d’action et de sa mise en œuvre.
