La Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENACCI) a créé un Observatoire national de la facturation normalisée électronique (ON-FNE), destiné à suivre la mise en œuvre de la réforme et à formuler des propositions aux pouvoirs publics, a annoncé son président Farikou Soumahoro lors d’une rencontre tenue samedi 5 septembre 2026 à Adjamé.
La nouvelle structure doit recueillir les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques, analyser les effets du dispositif sur le commerce et servir de cadre de réflexion autour de la transition vers la Facture normalisée électronique (FNE) et le Reçu normalisé électronique (RNE), selon les comptes rendus concordants de Fraternité Matin, KOACI et L’Infodrome.
Ouattara Lamine, président du Conseil fédéral des commerçants de Côte d’Ivoire et point focal de la facture normalisée, a été désigné pour animer l’observatoire. La FENACCI affirme vouloir utiliser ce cadre pour structurer le dialogue avec l’administration fiscale et accompagner les commerçants dans l’appropriation des nouveaux outils.
Cette initiative intervient alors que la Direction générale des Impôts a lancé, à compter du 1er septembre 2026, une opération nationale de contrôle de l’utilisation et de la délivrance de la FNE et du RNE. Les entreprises et contribuables concernés qui ne se conforment pas au dispositif s’exposent aux sanctions prévues par la législation fiscale, selon la DGI.
La FENACCI demande parallèlement davantage de sensibilisation, de formation et de concertation pour tenir compte des difficultés d’accès à l’électricité, à Internet et aux équipements informatiques rencontrées par certains commerçants. Ces difficultés sont présentées par la fédération comme des préoccupations de terrain et non comme une évaluation officielle de la couverture numérique du pays.
La Facture normalisée électronique a été officiellement lancée en Côte d’Ivoire en juillet 2025. Le gouvernement la présente comme un instrument de modernisation fiscale destiné notamment à améliorer la traçabilité des transactions, lutter contre la déperdition des recettes et favoriser une meilleure équité entre contribuables.
