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jeudi 22 octobre 2026
Économie · Côte d'Ivoire

Boundiali trace sa feuille de route urbaine et agro-industrielle jusqu’en 2040

Présentés le 21 octobre, les plans urbain et économique de la commune doivent encadrer sa croissance, valoriser ses productions agricoles et limiter l’étalement non maîtrisé.

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Rue de Boundiali en Côte d’Ivoire
Une rue de Boundiali photographiée en 2008. Photo d’archive utilisée pour illustrer le plan de développement urbain de la commune.

La commune de Boundiali a reçu mercredi 21 octobre 2026 les études de son Plan d’urbanisme directeur et de son Plan stratégique de développement économique local, une feuille de route soutenue par la Banque mondiale qui vise à organiser la croissance de la ville et à en faire un pôle agro-industriel d’ici 2040.

La restitution marque l’aboutissement d’un travail lancé en janvier par le Projet de développement durable et inclusif des villes secondaires. Financé par la Banque mondiale, il a été confié au groupement Urbaplan-BPL après un appel d’offres de l’État ivoirien.

Le dispositif associe deux outils. Le Plan d’urbanisme directeur doit fixer une vision spatiale cohérente en intégrant les pressions démographiques et les risques climatiques, tandis que le plan économique doit identifier les activités capables de créer des revenus et d’accroître l’attractivité de la capitale de la Bagoué.

Le document économique, approuvé par la commune avec le Conseil régional et l’État, est présenté comme une feuille de route pour choisir les interventions, mobiliser des financements et suivre leur exécution. Il doit notamment répondre à l’étalement de la ville le long des grands axes et au sous-équipement de certains quartiers périphériques.

Urbaplan estime que la position de Boundiali, sur l’axe menant vers Tengréla et la frontière malienne, peut soutenir un pôle agro-industriel régional. Le projet prévoit des zones d’activités viabilisées et des équipements marchands pour transformer localement le coton, l’anacarde, la mangue et les cultures vivrières.

Lors de la restitution, les responsables du projet ont aussi évoqué la création d’un institut consacré aux métiers de l’agriculture. Cette structure doit renforcer les compétences locales et accompagner la transformation des productions, avec l’objectif de convertir une partie des emplois informels en activités plus durables.

La maîtrise du foncier reste toutefois une condition centrale. Les experts ont signalé que les lotissements anarchiques risquaient de réduire les réserves nécessaires aux infrastructures, tandis que la députée-maire Mariatou Koné a appelé les habitants, les cadres et les détenteurs de droits fonciers à préserver les espaces destinés au développement de la commune.

Les prochaines étapes portent sur la définition des zones prioritaires d’extension et de requalification, puis sur un mécanisme de promotion, de financement, de mise en œuvre et de suivi du plan jusqu’en 2040.

Murielle Gnahoré

Les articles publiés sous la signature Murielle Gnahoré sur BeNews portent notamment sur les célébrités, la musique et le football.

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