Adekunle Gold a livré une confidence très personnelle sur la drépanocytose et la manière dont cette maladie a façonné son caractère. Dans un épisode de One54 Africa publié le 9 septembre 2026, le chanteur nigérian raconte avoir grandi avec des crises répétées et dit avoir appris très tôt à se battre pour avancer.
L’artiste explique que, durant son enfance, les épisodes pouvaient revenir très régulièrement. Aujourd’hui encore, il dit connaître des crises « de temps en temps », tout en se disant reconnaissant d’avoir accès à des soins de qualité. Une parole rare, posée, qui replace derrière l’image très maîtrisée d’AG Baby une expérience intime qu’il n’a jamais complètement cachée.
Dans l’entretien, Adekunle Gold relie directement ce parcours à son tempérament. Il résume cet état d’esprit par une formule simple, traduite de l’anglais : « Je suis un combattant, je gagne. » Pour lui, avoir grandi avec la drépanocytose a nourri cette conviction qu’il devait continuer à avancer, même lorsque le corps imposait ses propres limites.
Cette expérience personnelle est aussi devenue un engagement public. L’Adekunle Gold Foundation se consacre à la sensibilisation et au soutien des personnes vivant avec la drépanocytose au Nigeria et au-delà.
En 2025, la fondation a lancé « 5 Star Care », un programme offrant une couverture d’assurance santé gratuite à 1 000 personnes vivant avec la drépanocytose à Lagos, avec la Lagos State Health Management Agency, la Sickle Cell Advocacy & Management Initiative et le ministère de la Santé de l’État de Lagos. Le site officiel de l’initiative indique aujourd’hui que les inscriptions sont closes.
Une expérience devenue moteur
L’engagement s’est poursuivi en 2026. En mars, une opération médicale organisée à Lagos a apporté un soutien à plus de 400 personnes, selon plusieurs médias nigérians. En juin, une nouvelle campagne a accueilli plus de 500 bénéficiaires pour des consultations, examens et distributions de médicaments.
Adekunle Gold avait déjà mis des mots sur ce vécu dans « 5 Star », sorti en 2022. Quatre ans plus tard, sa nouvelle prise de parole ne présente plus seulement la drépanocytose comme une épreuve personnelle : elle éclaire aussi la raison pour laquelle l’artiste a choisi d’en faire un axe durable de son action philanthropique.





