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jeudi 15 octobre 2026
Politique · Côte d'Ivoire

La réforme de l’organe électoral ivoirien doit passer par l’Assemblée

Les contributions des partis et de la société civile doivent être examinées avant la transmission d’un texte aux députés. La demande de dialogue national de l’opposition reste sans annonce de suite.

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Hémicycle de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire lors de la rentrée parlementaire du 3 avril 2023
L’hémicycle de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire lors de la rentrée parlementaire du 3 avril 2023. Photo d’archive Miensah02, CC0 1.0, via Wikimedia Commons.

Le gouvernement ivoirien examinera les propositions reçues sur le futur organe électoral avant de transmettre un document final à l’Assemblée nationale, a annoncé mercredi 14 octobre 2026 à Abidjan son porte-parole, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.

Cette étape doit permettre de rapprocher les recommandations des partis politiques et de la société civile des analyses de l’exécutif. Elle intervient alors que plusieurs formations de l’opposition demandent un dialogue national sur l’institution appelée à remplacer la Commission électorale indépendante, dissoute en mai.

Les contributions ont été déposées au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Selon Amadou Coulibaly, elles ont toutes été reçues et doivent être étudiées pour en dégager les convergences. La transmission annoncée aux députés constitue une étape à venir, et non une adoption déjà acquise de la réforme.

Interrogé sur la perspective d’un dialogue national, le porte-parole a indiqué ne disposer d’aucune information lui permettant d’en annoncer la tenue. « On ne m’a pas informé qu’il y aura un dialogue national », a-t-il déclaré. Ses propos ne constituent pas une décision formelle de rejet de cette demande.

Des partis et groupements de l’opposition avaient annoncé mardi 13 octobre avoir saisi le Premier ministre pour ouvrir une concertation sur le nouvel organe. Leur démarche porte sur la recherche d’un consensus avant la finalisation du dispositif, tandis que l’exécutif met en avant l’examen des propositions par les institutions compétentes.

Amadou Coulibaly justifie le rôle central du ministère de l’Intérieur par ses attributions en matière d’administration du territoire et d’organisation des élections. Il rattache cette méthode aux conclusions du précédent dialogue politique, selon lesquelles les demandes relevant d’une institution doivent lui être adressées.

La dissolution de la CEI avait été annoncée par le gouvernement le 6 mai 2026, après l’adoption d’une ordonnance en Conseil des ministres. L’exécutif l’avait alors présentée comme le préalable à un nouveau mécanisme de gestion des scrutins destiné à renforcer la confiance des acteurs politiques.

La Commission électorale indépendante avait été mise en place par la loi du 9 octobre 2001. Elle était chargée de l’organisation et de la supervision des élections nationales ainsi que du référendum.

Lamine Sylla

Les articles publiés sous la signature Lamine Sylla sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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