Garry Kasparov affirme avoir été averti par les services de sécurité des États-Unis et de Lituanie que sa vie pouvait être en danger dans le contexte d’une enquête sur des projets présumés visant des opposants russes installés à l’étranger.
L’ancien champion du monde d’échecs, aujourd’hui figure de l’opposition au Kremlin et résident à New York, a expliqué dans une publication que les autorités ne lui avaient pas indiqué qu’il était explicitement l’une des cibles. Il dit néanmoins avoir été invité à prendre des mesures de précaution.
Cinq personnes poursuivies aux États-Unis
Les autorités américaines ont annoncé le mois dernier des poursuites contre cinq personnes accusées d’avoir participé à des projets liés, selon l’accusation, aux services de renseignement russes. Les dossiers concernent deux opposants, l’un aux États-Unis et l’autre en Lituanie, après des opérations présumées de surveillance rémunérée.
Des informations de presse non confirmées ont cité Kasparov parmi plusieurs cibles possibles. Reuters précise que Kasparov et l’activiste Ivan Tyutrin n’ont pas été informés qu’ils étaient formellement les personnes visées.
Le Kremlin a déclaré ne pas voir de raison de commenter les accusations américaines en l’absence, selon lui, de preuves crédibles et a précédemment nié être impliqué dans de tels projets à l’étranger.





