Roseline Layo a livré de nouvelles confidences sur son enfance, sa foi et la place qu’elle veut donner à sa voix dans l’espace public. Dans un portrait diffusé par RFI autour de son passage au FEMUA 2026, la chanteuse ivoirienne revient sur ses premiers souvenirs de musique à Man et réaffirme son refus des violences faites aux femmes.
Avant les grandes scènes et les millions d’écoutes, il y avait un puits familial à Man. Roseline Layo raconte qu’enfant, elle s’asseyait le soir près de ce point d’eau pour chanter, tandis que les passants l’encourageaient déjà à poursuivre. La musique s’est ensuite installée dans son quotidien à l’école et à l’église, portée par une famille où le chant occupait une place importante.
La chanteuse cite aussi O’nel Mala parmi les artistes qui ont marqué ses jeunes années. Elle explique que le gospel a nourri très tôt son rapport à la musique et à la foi, un fil qu’elle continue de revendiquer dans une carrière devenue très populaire en Côte d’Ivoire et au-delà.
Mais Roseline Layo veut également utiliser cette exposition pour défendre des sujets qui lui tiennent à cœur. Dans l’entretien relayé autour du FEMUA, elle se montre particulièrement ferme sur les violences conjugales. Elle estime qu’aucun conflit de couple ne justifie qu’une femme soit frappée et appelle à se séparer avant que les disputes ne basculent dans les coups.
Cette prise de parole éclaire le surnom de « voix des sans-voix » qui accompagne de plus en plus son image publique. L’artiste dit vouloir porter des messages pour les femmes fragilisées, les personnes qui traversent des périodes difficiles et celles qui ont besoin d’entendre qu’elles ne sont pas seules.
Son discours met aussi l’accent sur la solidarité. Roseline Layo dit apprécier la façon dont les communautés se mobilisent lorsqu’une personne rencontre une difficulté, une logique d’entraide qu’elle relie à sa propre vision de la réussite et de la responsabilité d’une personnalité publique.
Ces confidences arrivent alors que l’artiste reste très présente dans l’actualité musicale ivoirienne. Son titre « Bara » figure toujours dans les classements locaux, tandis que son parcours continue de mêler succès populaire, références spirituelles et prises de parole sociales.





