Le rendement des obligations américaines à dix ans a atteint 5,34 % jeudi 1er octobre, son niveau le plus élevé depuis 2002, dans une nouvelle vague de ventes qui touche simultanément plusieurs grands marchés obligataires.
Le mouvement renchérit le coût de financement des États et se répercute sur les actions et le crédit. Le taux américain à dix ans sert de référence à une grande partie des conditions de financement mondiales.
France, Royaume-Uni et Japon également sous pression
La hausse ne se limite pas aux États-Unis. Les rendements français à dix ans se rapprochent de 5 %, tandis que les obligations britanniques à trente ans ont dépassé 6 %, un niveau inédit depuis 1998. Les rendements japonais évoluent eux aussi près de sommets de plusieurs décennies.
Les investisseurs réévaluent les perspectives de taux d’intérêt face à une inflation encore élevée, aux prix de l’énergie et aux besoins de financement croissants des gouvernements.
Aux États-Unis, le rendement à dix ans avait déjà gagné 87 points de base au troisième trimestre, sa plus forte progression trimestrielle depuis 1994, selon les données LSEG citées par Reuters.





