L’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Othman El Ferdaous, a invité les entreprises marocaines à examiner les possibilités d’investissement offertes par le port sec de Ferkessédougou, lors d’une présentation organisée le 5 octobre dans le nord ivoirien.
Le chantier, dont l’avancement global atteignait 30 % à la fin du premier semestre, doit entrer en service à la fin de 2028. Sa première emprise couvre 732 hectares et une extension d’environ 700 hectares doit porter la superficie totale à plus de 1 400 hectares.
Les investisseurs privés peuvent se positionner avant l’achèvement des travaux. Les parcelles sont accessibles sur présentation d’un plan d’affaires, au moyen d’une autorisation d’occupation temporaire assortie d’une redevance annuelle, selon les informations présentées aux opérateurs.
Les filières mises en avant couvrent la logistique, l’entreposage, l’agro-industrie, la chaîne du froid, le textile, les matériaux de construction et l’emballage. Le projet doit relier ces activités aux flux venant du port d’Abidjan et aux marchés du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
L’infrastructure doit réunir une plateforme multimodale, des terminaux spécialisés, des entrepôts, un dépôt d’hydrocarbures de 61 000 mètres cubes, un marché à bétail et un abattoir régional. Des services douaniers, phytosanitaires, financiers et de sécurité sont également prévus sur le site.
Le ministère ivoirien des Infrastructures évalue le premier lot à 254,171 milliards de FCFA. Son financement repose à 15 % sur l’État ivoirien et à 85 % sur un pool de banques chinoises piloté par l’ICBC, tandis que l’entreprise Complant Ltd assure les travaux.
Le port sec est implanté sur le corridor Abidjan-Ouagadougou et doit réorganiser le traitement des marchandises destinées au nord de la Côte d’Ivoire ainsi qu’aux pays sahéliens sans accès à la mer.





