LaLiga et Canal+ ont annoncé vendredi 11 septembre 2026 un accord commun de lutte contre le piratage audiovisuel couvrant près de 50 pays, dont plusieurs marchés d’Afrique subsaharienne où le groupe diffuse le championnat espagnol.
Le partenariat prévoit de rapprocher les outils techniques des deux organisations, de mener des investigations conjointes et de coordonner certaines actions de sensibilisation et de représentation contre le streaming illégal. Les modalités financières de l’accord n’ont pas été rendues publiques.
Selon Reuters, le directeur général de Canal+, Maxime Saada, a indiqué que la prochaine étape consisterait à faire travailler directement les équipes des deux partenaires. Le président de LaLiga, Javier Tebas, a de son côté expliqué que l’accord était préparé depuis plusieurs mois afin de répondre plus rapidement à des réseaux de piratage qui adaptent régulièrement leurs méthodes.
L’enjeu est aussi économique pour les clubs espagnols. Les revenus audiovisuels du football professionnel espagnol ont reculé de 5,2 % à 1,43 milliard d’euros lors de la saison 2024-2025, selon les données de LaLiga citées par Reuters, tandis que les revenus commerciaux atteignaient 1,58 milliard d’euros.
LaLiga présente la protection de ses droits de diffusion comme un axe central de sa stratégie internationale. En juillet, l’organisation rappelait que Canal+ Group diffusait déjà son championnat dans plus de 40 pays, notamment en Afrique subsaharienne et en Haïti.
Canal+ a parallèlement renforcé ces derniers mois son dispositif contre les services de streaming et d’IPTV illégaux. En mars, le groupe avait notamment salué une décision de la cour d’appel de Paris validant le blocage de services pirates par plusieurs fournisseurs de DNS alternatifs.
Le nouvel accord avec LaLiga élargit cette coopération à des marchés où la consommation de football européen repose fortement sur les offres télévisées et numériques. Les deux partenaires n’ont pas annoncé de calendrier public pour les premières opérations communes.





