FIFPRO Europe a réclamé lundi 14 septembre une réforme de la gouvernance de la FIFA, estimant que l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE) n’avait pas réglé les problèmes de transparence et de prise de décision au sein de l’instance mondiale. Selon Reuters, le syndicat européen des joueurs demande notamment un examen indépendant du pouvoir exécutif et une place formelle pour les joueurs, clubs et ligues dans les décisions majeures.
Cette prise de position s’appuie sur une étude publiée par FIFPRO Europe avec Player IQ et Football Benchmark. Le document souligne notamment le poids des clubs européens dans la Coupe du monde 2026, avec 856 joueurs représentant une valeur estimée à 16,9 milliards d’euros, tout en jugeant insuffisante l’influence des acteurs du football professionnel sur les choix structurels de la FIFA.
Le projet FFE, présenté par la FIFA à la fin juillet, prévoyait de regrouper les activités commerciales et l’organisation opérationnelle de ses compétitions dans une filiale détenue et contrôlée par l’instance. La FIFA avançait qu’un tel dispositif pourrait porter le financement Forward à 20 millions de dollars par association membre sur le cycle 2027-2030, avec un mécanisme complémentaire volontaire de 20 millions de dollars pour certains projets. Le projet a finalement été abandonné après une forte opposition.
FIFPRO avait déjà dénoncé en août la manière dont FFE avait été élaboré et réclamé des garanties structurelles : dialogue juridiquement contraignant avec les acteurs du football professionnel, représentation accrue des joueurs et réformes destinées à empêcher qu’une décision de cette ampleur puisse être conduite de façon unilatérale. La FIFA avait de son côté défendu un processus de consultation ouvert et affirmé que le projet n’aurait pu avancer sans l’accord d’une majorité de ses 211 associations membres.
Le débat intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027. En Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne de football a réaffirmé le 12 septembre son soutien à Gianni Infantino, alors que plusieurs acteurs européens ont durci leur position sur la gouvernance de l’instance.





