La Côte d’Ivoire veut mobiliser davantage de financements de l’Agence française de développement (AFD) pour faire face à la hausse des effectifs étudiants et accélérer la transformation de son enseignement supérieur.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a reçu le 28 septembre à Abidjan Florian Raffatin, nouveau directeur général de l’AFD Côte d’Ivoire. Les échanges ont porté sur plusieurs projets nécessitant un accompagnement technique et financier supplémentaire.
Afrique de l’Ouest : la Déclaration d’Abidjan fixe une feuille de route commune pour sécuriser l’eauLogements, IUT et formations courtes au centre des besoins
Parmi les priorités présentées figurent l’augmentation des capacités d’hébergement, le développement des Instituts universitaires de technologie et la création de formations plus courtes et professionnalisantes, notamment dans l’agriculture et les productions animale et végétale.
Le ministère a également évoqué le projet d’université technologique, conçu pour rapprocher davantage les formations des besoins du marché du travail, ainsi que la réforme du BTS, l’entrepreneuriat et le renforcement des compétences numériques.
L’AFD intervient dans l’enseignement supérieur ivoirien depuis 2013. Selon Florian Raffatin, environ 200 millions d’euros ont déjà été mobilisés dans ce secteur sous forme d’aide et d’appui.
Parmi les projets cités figurent une résidence universitaire de 200 lits à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro et un centre de formation continue à Cocody-Danga pouvant accueillir jusqu’à 4 000 apprenants.
Le gouvernement souhaite désormais élargir ces investissements pour absorber la croissance des effectifs tout en améliorant l’insertion professionnelle des diplômés.




