La récolte principale de cacao de la Côte d’Ivoire pourrait reculer d’environ 17 % pendant la campagne 2026-2027, à près de 1,25 million de tonnes contre 1,5 million lors de la campagne précédente, selon une enquête menée auprès de producteurs, exportateurs, coopératives et acheteurs.
Cette baisse attendue intervient alors que la campagne principale a officiellement commencé en septembre. Le déficit de pluies observé depuis juillet dans plusieurs zones de production perturbe le développement des fleurs et des jeunes cabosses.
Moins de pluie et moins d’intrants
Les producteurs interrogés signalent aussi une réduction de l’utilisation des engrais et pesticides en raison de leur coût. Une enquête citée au printemps indiquait déjà qu’une large majorité des producteurs interrogés dans plusieurs grandes régions n’avait pas acheté d’engrais pour les cycles suivants.
Les premiers flux vers les ports pourraient également être nettement plus faibles. Des acteurs de la filière anticipent des arrivages hebdomadaires de 20 000 à 25 000 tonnes en octobre, contre environ 71 300 tonnes par semaine à la même période l’an dernier.
Cette perspective intervient alors que le prix minimum garanti aux producteurs est maintenu à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027, dans un contexte de forte volatilité des cours mondiaux.
Au Ghana, deuxième producteur mondial, les autorités anticipent également une baisse de la production, ce qui pourrait resserrer l’offre ouest-africaine si les conditions climatiques restent défavorables.





